« La peur au ventre ». C’est ainsi qu’une dizaine d’étudiants du Charles Telfair Institute (CTI), Moka qualifie leur état, après avoir été victimes, selon eux, d’une intoxication alimentaire récemment. Tous soutiennent avoir, il y a deux semaines, consommé des paninis et du pain à l’ancienne qui provenaient de la Sub Station et de la cantine de l’établissement. Diarrhées, vomissements, tel a été le calvaire de ces étudiants — dont un, dans un état critique, a même dû être hospitalisé — qui ne souhaitent plus manger aux cantines du CTI. Cet incident serait dû, selon les étudiants, à un manque d’hygiène dans les cantines. La direction de l’institution a été mis au courant de ce problème, qui au départ ne concerné qu’un étudiant. Si les officiers du département sanitaire ont récolté auprès des deux cantiniers concernés, des échantillons des aliments consommés par les étudiants aux fins d’analyses, à ce stade, aucune information n’a encore transpirée. Toutefois, selon nos informations, la direction de CTI a émis un avertissement sévère aux cantiniers.
C’est sur une page du réseau social de Facebook que l’affaire a éclaté. Suite à un commentaire posté par un des élèves qui affirmait que cinq de ses amis ont été malades après avoir consommé de la nourriture qui provenaient de la SubStation de l’établissement, les réactions ne se sont pas faites attendre. Certains étudiants, visiblement remontés, annoncent d’autres malades et dénoncent un manque d’hygiène. D’autres confirment, eux, avoir aussi été victimes de gastroentérites après avoir consommé des paninis et du pain à l’ancienne.
Deux étudiantes de CTI ont accepté de se confier à Week-End. La première, Y. affirme avoir été hospitalisée après avoir mangé un panini à la mayonnaise et au poulet. « Il y a deux semaines, je suis tombée gravement malade et j’ai dû être hospitalisée à l’hôpital de Mahébourg. J’y suis restée pendant plusieurs jours, après avoir eu des vertiges et la gastro. J’ai dû rater plusieurs jours de cours », explique t-elle. 
Si la deuxième étudiante, A. contrairement à sa camarade n’a pas été hospitalisée, elle affirme cependant avoir eu les mêmes symptômes. « La semaine dernière je me sentais vraiment pas bien après avoir mangé au Substation. J’ai dû manquer une semaine de cours », raconte la jeune fille. Depuis, elle ne mange plus Substation. « Je ne sais pas si c’est un manque d’hygiène qui a fait que je suis tombée malade après avoir manger au Substation, mais plusieurs autres étudiants ont eu le même genre de problèmes », soutient-elle. 
Y. elle, n’en démord pas et soutient avoir remarqué un manque d’hygiène au Substation. « Il y avait des mouches dans la cantine et la mayonnaise utilisée dans les paninis était sans cesse retirée et remise dans le réfrigérateur », dit-elle. Et de faire ressortir que les serveuses ne respectent pas les normes d’hygiène car elles ne portent ni de bonnet ni de gants. Après son hospitalisation et de retour en cours, la jeune fille dit s’être rendue à la cantine pour informer la serveuse des risques qu’encourent les étudiants en consommant de la nourriture impropre. « Mais on n’a pas voulu me croire. La serveuse m’a dit que cela ne pouvait pas être la nourriture du Substation qui m’avait rendu malade parce que plusieurs autre personnes ont consommé les mêmes choses, mais n’ont rien eu », dit-elle. Comme les autres étudiants qui sont tombés malades, Y. est persuadée que son intoxication alimentaire relève d’une consommation à la cantine scolaire. « Je ne pense pas que j’ai contracté un microbe dans l’air, car je ne suis pas la seule à être tombée malade après avoir mangé là-bas. J’ai un ami qui est aussi tombée malade  près avoir mangé un panini au marlin », raconte notre interlocutrice. 
La direction a été mise au courant de ce problème d’intoxication alimentaire alléguée. Raj Lutchmeah, Director Strategic Development au CTI indique que « dès que nous avons appris qu’une étudiante a été victime d’intoxication après avoir mangé dans l’une des cantines de CTI, nous avons pris des mesures ». D’autant que la direction a aussi eu vent que d’autres étudiants se sont plaints de gastroentérite après avoir mangé aux cantines du CTI. Raj Lutchmeah soutient que les cantiniers ont reçu de sévères avertissements. Cela, même si des hommes du département sanitaire de la Santé, qui sont passés récolter des échantillons d’aliments dans les deux cantines scolaires, une semaine plus tard, n’ont toujours pas indiqué s’il s’agissait d’une intoxication alimentaire. En attendant, ce sont les étudiants qui ont peur de manger à la cantine de l’établissement.