Une émission en direct d’une radio privée tenue à Chemin la Grotte (Chat Gaon), Plaine-Magnien, lundi, est à la base d’une échauffourée entre habitants de la localité. Mécontents des propos tenus par Sanjiv Nowluck, leur négociateur auprès d’Airports of Mauritius, certains s’en sont pris à lui. La police a dû être mandée sur les lieux.
Dans le cadre de la création d’une zone tampon autour de l’aéroport, Airports of Mauritius (AML) a proposé à 21 familles de Chemin la Grotte de racheter leur terrain. Après plusieurs réunions de négociation, 14 familles ont accepté l’offre d’AML. Les sept autres sont toujours insatisfaites des propositions de la compagnie.
Hier, une radio privée a choisi d’animer un plateau en direct dans le village sur ce sujet. Mais la sensibilité du sujet a donné lieu à quelques dérapages qui ont nécessité l’intervention de la police.
Interrogé par Le Mauricien, Sanjiv Nowluck, négociateur des habitants auprès d’AML raconte qu’il a été pris à partie alors qu’il intervenait dans l’émission. « À un certain moment, quelqu’un dans la foule a dit qu’AML aurait dû nous donner un terrain et une maison. J’ai répondu que si tel était leur souhait, qu’il en soit ainsi. Mais ceux qui ne sont pas d’accord avec cette proposition ont protesté et s’en sont pris à moi. »
Devant la tournure des événements, l’intervention de la police a été sollicitée. « Cela aurait pu avoir des conséquences plus graves », ajoute Sanjiv Nowluck.
Il faut savoir que l’animosité entre les deux groupes d’habitants de Chemin la Grotte s’est installée depuis que certains ont accepté l’offre d’AML. Le deuxième groupe estime que ceux-ci sont en train de « tal lame devan AML » et qu’ils sont en train de compromettre les négociations.
Sollicité à son tour par Le Mauricien, Girish Appaya, responsable de communication d’AML, précise que tout a été fait dans la transparence. « Nous avons appliqué le même barème pour toutes les familles. Le terrain était initialement évalué à Rs 110 000 la perche. Après négociations, nous avons fait un effort pour augmenter le prix à Rs 130 000 la perche. »
Girish Appaya ajoute que tous les habitants sont d’accord sur ce prix et que c’est autour de la valeur des maisons que se situe le litige. « Les maisons ont été évaluées entre Rs 900 et Rs 1 100 le pied carré. Dans la majorité des cas, une moyenne de Rs 1 000 a été appliquée. Toutes les maisons n’ont pas la même valeur, par rapport à la date de construction, notamment. Je peux assurer que des critères uniformes ont été appliqués pour tout le monde. »
Les 14 familles ayant accepté l’offre d’AML ont déjà signé le contrat de vente. Les sept autres campent sur leur position et attendent une meilleure offre.