Après réception et examen de ce document, un comité disciplinaire a été institué en vue de sanctionner les coupables de cet état de choses avec une première séance de travail se déroulant vendredi dernier. Ce constat d’audit soutient que « our findings reveal several weaknesses. Some cases are severe and have to be taken seriously. Other cases might not be so severe but, nevertheless, harbour the seeds of bad governance. » Les dirigeants de la PLMEA, syndicat d’employés du port, qui se dresse comme un challenger à la PLHDWU, suit de près les décisions qui seront entérinées par la direction de la CHC dans le sillage de ce rapport.
L’une des premières observations accablantes du rapport d’audit interne concerne le hijacking des pouvoirs et prérogatives du Managing Director de cet organisme portuaire. « One of the main control activities: Segregation of Duties was completely ignored – payments are being processed without the written approval of the Managing Director and this is contrary to the recommendations of the Audit Committee », note le document soumis au conseil d’administration avant d’énumérer les cas frisant le scandale financier.
L’un des premiers cas mentionné dans le rapport concerne celui d’un officier de la CHC, qui a bénéficié de 9 increments en une seule année, soit en 2010/11. Cette employée, très proche d’un des responsables de la PLHDWU, a obtenu les increments comme suit:
3 ajustements de salaires de juillet 2008 à septembre 2009 avec intégration subséquente des Increments dans les salaires de base;
3 increments depuis octobre 2009 et toujours en vigueur;
3 increments de juillet 2010 à août 2011, dont le paiement a été interrompu suite à une intervention de la PLMEA en raison du caractère litigieux de la décision et
3 increments sur les salaires de base depuis août dernier.