Licencié en 2011 par la Cargo Handling Corporation, Sheryad Hosany (27 ans) s’est lancé dans une grève de la faim depuis hier. Cette action, menée au kioske du Jardin de la Compagnie, à Port-Louis, est, pour ce “warehouse men” habitant Plaine-Verte, « le dernier recours » pour qu’il retrouve son travail.
Sheryad Hosany a à coeur le bien-être des employés. En intégrant l’équipe de la Cargo Handling Corporation (CHC) comme “general worker” en 2007, il se fait la voix des travailleurs de son département. Une attitude qui, reconnaît-il, « mettait mal à l’aise la direction ». Mais pour ce dernier, le « manque de transparence » dans les “payslips” – principalement concernant le paiement des heures supplémentaires – ne pouvait être toléré. « Chaque fois que j’exposais mon point de vue à la direction, celle-ci me faisait comprendre que cela ne me concernait pas », dit-il. Renvoyé une première fois en 2009, il a logé une plainte au ministère du Travail. Il a ensuite réintégré la compagnie le 1er décembre 2011, cette fois en tant que “warehouse men” avant d’être licencié… le lendemain. Et ce « sans justification », dit-il. Depuis cette date, ce dernier a enclenché des démarches afin de réintégrer son poste. Marié depuis sept ans, il affirme vivre un « cauchemar ». Le gréviste explique : « Depuis cette période, je n’arrive pas à retrouver un autre travail car les employeurs me demandent des lettres de recommandations, que je n’ai pas. » Et de lancer, dans le même souffle : « On m’a fait comprendre qu’il vaudrait mieux loger une affaire en cour, mais je n’en ai pas les moyens. »
C’est dans cette optique que cet ancien employé s’est lancé dans une grève de la faim. Son mouvement, soutenu par l’Observatoire de la démocratie et la Joint Negociating Panel, en est à son deuxième jour.