Une enquête policière a été ouverte dans la matinée en vue d’établir les circonstances du décès d’un suspect alors qu’il prenait la fuite lors d’une opération de l’Anti-Drug and Smuggling Unit à Chemin-Grenier. Sabir Ramjaun, âgé de 25 ans, recherché par la police dans une affaire de trafic de drogue, avait tenté de semer les limiers de l’ADSU de Chemin-Grenier, des membres de la CID de la Southern Division et de l’Emergency Response Service. Mais à peine les policiers avaient-ils bouclé la perquisition de son domicile qu’ils étaient informés que le suspect avait été retrouvé avec des blessures chez une voisine à une cinquantaine de mètres de chez lui.
Sabir Ramjaun a été transporté d’urgence à l’hôpital de Souillac vu qu’il ne pouvait plus bouger. En cours de matinée, il devait succomber à ses blessures. Une autopsie pratiquée par le Chief Police Medical Officer, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, était prévue à la mi-journée en vue de confirmer les causes du décès. Une enquête placée sous la responsabilité du Divisional Commander de la Southern Division, l’assistant-commissaire de police Jean-Claude Gungah, a déjà démarré.
Très tôt ce matin, cette escouade de membres de la force policière avait mis à exécution un mandat d’arrêt et de perquisition contre Sabir Ramjaun. Mais à l’arrivée de la police, le suspect devait prendre la poudre d’escampette en prenant en sa possession un sac en plastique se trouvant sur la table. En franchissant la fenêtre en toute vitesse, il devait cependant laisser tomber le sac, qui contenait une soixantaine de grammes de gandia et trois seringues utilisées pour consommer de la drogue.
Sabir Ramjaun put se mettre hors d’atteinte des policiers qui devaient décider de perquisitionner son domicile en présence de sa mère. Aucun autre objet criminel n’a été découvert. Presque au même moment, une voisine, âgée d’une soixantaine d’années, devait informer les policiers que le suspect était presque inanimé sur le sol à côté de sa salle de bains. Un premier examen physique devait révéler que Sabir Ramjaun portait des traces de blessures avec la voisine soutenant que « Sabit inn dir mwa ki li kwar so kot ine kassé ».
L’enquête policière suit son cours…