L’état de santé de Marouf Hadgi Latchimy, 39 ans, le religieux réunionnais d’origine Comorienne, présumé meurtrier de Wendina Narayasawmy, est jugé très sérieux, selon des sources policières rencontrées par Le Mauricien. Il est actuellement admis à l’unité des soins intensifs de l’hôpital Jawaharlal Nehru.
Marouf Hadgi Latchimy avait tenté de se donner la mort mardi soir après qu’il aurait égorgé Wendina Narayasawmy, 21 ans. Le personnel du poste de police de Chemin-Grenier, qui s’était rendu au domicile de la famille Narayasawmy, à Social Welfare Road, avait découvert les corps ensanglantés de Marouf Hadgi Latchimy et de Wendina Narayasawmy, gisant inertes sur un canapé-lit. Tous deux portaient de profondes entailles à la gorge.
La mère de la jeune femme a expliqué à la Central Investigation Division de Chemin-Grenier que le religieux, qui était chez elle quelques heures avant le drame, l’avait invitée à sortir pour aller rejoindre ses amis réunionnais. C’est en rentrant chez elle qu’elle avait fait la macabre découverte. Deux couteaux maculés de sang ont été retrouvés sur le toit de la maison de la victime, d’où la thèse avancée par les enquêteurs selon laquelle Marouf Hadgi Latchimy aurait planifié le crime.
Le religieux détient un visa touristique et effectuait régulièrement des voyages entre Maurice et La Réunion. Père de trois enfants, Marouf Hadgi Latchimy avait été arrêté en mai dernier par la CID de Mahébourg pour une affaire d’agression sexuelle. Une femme de 37 ans avait porté plainte contre lui car venu chez elle en mars dernier pour une session de prière, Marouf Hadgi Latchimy en aurait profité pour l’agresser sexuellement. Il avait alors été arrêté puis libéré sous caution.