Saraswati Ratri Devi Ramma, directrice de Radhika Foods Ltd, a été reconnue coupable en Cour intermédiaire d’avoir fait un chèque en bois pour l’achat d’une voiture. Cette dernière a été inculpée pour avoir agi de concert avec Mohamad Imtheyaz Bundhoo, coaccusé dans la même affaire, afin de persuader sa victime d’accepter le chèque et de s’emparer ainsi de son véhicule pour le revendre.
La magistrate Niroshini Ramsoondar, vice-présidente de la Cour intermédiaire, a reconnu coupable une femme d’affaires d’avoir fourni un chèque en bois   pour l’achat d’un véhicule. Saraswati Ratri Devi Ramma avait en effet signé un chèque de Rs 360 000 à la victime pour acquérir sa voiture. Or, il s’agissait d’un chèque en bois. Mohamad Imtheyaz Bundhoo a quant à lui été reconnu coupable d’une accusation de « aiding and abetting the author of a crime ». La cour lui a reproché d’avoir été l’instigateur de ce « stratagème intelligemment concocté » visant à persuader la victime de prendre le chèque pour la vente de sa voiture. La cour a conclu que les deux accusés avaient agi de concert pour escroquer leur victime.
Les faits se sont produits en octobre 2013. Alors que la victime avait fait passer le message qu’elle vendait sa voiture, Mohamad Imtheyaz Bundhoo, qui agissait comme « courtier » pour la femme d’affaires, avait signifier l’intention de cette dernière d’acheter la voiture. Les accusés devaient ainsi remettre un chèque de Rs 360 000 à leur victime, laquelle avait dans un premier temps refusé. Mais Mohamad Imtheyaz Bundhoo devait lui assurer que la femme d’affaires disposait des fonds nécessaires car elle avait son propre business et avait en outre un riche amoureux en Arabie saoudite, qui lui « donnait souvent de l’argent ». La victime, « novice » dans ce genre de transactions, avait finalement accepté le chèque. Elle devait toutefois faire ressortir que les accusés insistaient pour prendre possession de sa voiture alors que le transfert du véhicule au nom de la femme d’affaires n’avait pas encore été effectué à la NTA. Selon la victime, les accusés n’avaient même pas vérifié le véhicule ni même effectué un essai sur route avant de l’acheter. Mohamad Imtheyaz Bundhoo se serait même, dit-elle, montré agressif et avait haussé le ton lorsqu’elle avait refusé de leur remettre les clés en attendant d’être certaine que le chèque serait encaissé. Devant leur insistance, elle avait toutefois fini par leur céder le véhicule. La victime devait par la suite être informée par sa banque qu’il s’agissait d’un chèque en bois. Elle  apprendra plus tard que la femme d’affaires en question avait l’intention de revendre ledit véhicule pour la somme de Rs 150 000.
Saraswati Ratri Devi Ramma, pour sa part, a indiqué en cour que Mohamad Imtheyaz Bundhoo était son employé et avait agi en tant que « courtier » pour l’achat du véhicule. Elle a ajouté que ce dernier ne savait pas qu’elle avait remis un chèque en bois, ajoutant qu’elle se faisait soigner « pour des troubles mentaux » et que son mari était handicapé.
Mohamad Imtheyaz Bundhoo a quant à lui nié toute implication dans l’affaire, indiquant qu’il agissait comme « porte-parole » pour aider sa patronne à acheter une voiture. Toutefois, la magistrate Ramsoondar devait conclure que Mohamad Imtheyaz Bundhoo avait agi en connaissance de cause, estimant même qu’il était celui qui avait échafaudé cette « mise en scène » afin « d’exploiter l’honnêteté et l’inexpérience » de la plaignante afin de la persuader d’accepter le chèque en bois contre son véhicule.