Suite à l’appel de l’ACIM auprès de la Banque de Maurice pour que celle-ci intervienne dans l’augmentation de 150 % du prix des chéquiers, la MCB a revu à la baisse le coût de cet item. Mais, selon l’ACIM, « cette fois, c’est au tour d’une deuxième banque, la SBM, d’avoir augmenté le coût des chéquiers également. On demande à la BoM d’intervenir à nouveau ». Affirmation, lors d’un point de presse en fin de semaine de Jayen Chellum, secrétaire général de l’ACIM.
« Le coût des chéquiers à la MCB, l’an dernier, est passé de Rs 4 à Rs 10. Nous sommes intervenus pour demander à la BoM de voir si cette augmentation était justifiée. Le prix était passé de Rs 4 à Rs 10, soit une augmentation de 150 %. Suite à l’intervention de la BoM, le prix est descendu à Rs 5, soit une augmentation de 25 % pour les particuliers et une augmentation de 50 % pour les entreprises. Nous parlons d’environ 50 000 chéquiers et donc de plusieurs millions de roupies que les clients ont pu économiser grâce à l’ACIM ». Toutefois, regrette Jayen Chellum, la SBM a également augmenté le prix de ses chéquiers. « C’est aberrant car une banque qui a des actions gouvernementales aurait dû donner l’exemple. Nous demandons à la BoM de faire le suivi et de voir si d’autres petites banques emboîtent le pas car la MCB et la SBM sont les deux plus grandes banques et donc des trend setters ».
Dans un autre volet de sa conférence de presse, Jayen Chellum a abordé le problème du Tribunal de petite instance, dont l’objectif initial de protéger les consommateurs a été dévié, dit-il. « Depuis 1986, l’ACIM avait fait une demande auprès du ministère du Commerce pour ramener à la baisse le coût du recours à la justice pour les consommateurs car il y a des cas où les personnes modestes sont tenues de continuer à payer un produit acheté à crédit même si celui-ci ne fonctionne plus. La loi prévoit que le client doit continuer à payer. Rama Valayden a pu faire mettre sur pied un tribunal de petite instance. Or, son objectif principal a été dévié. C’est le secteur privé, surtout les compagnies qui réalisent des high purchases, qui recourent à ce tribunal. Finalement, c’est devenu un tribunal qui bénéficie énormément aux grandes compagnies. Nous avons sollicité une rencontre avec le Solicitor General pour qu’il y ait un changement ».
L’ACIM a par ailleurs abordé la question de pénurie de thé sur le marché local. « Alors que nous détenions des informations que c’est l’exportation vers la Chine qui en était la cause, Statistics Mauritius a privilégié le problème climatique comme cause. Mais, récemment, des sources très fiables nous confirment que c’est bien l’exportation vers la Chine qui est en la cause. Nous demandons donc une enquête car il s’agit d’un produit essentiel et il n’est pas possible que le prix augmente autant et aussi rapidement ».
Le service de la force policière est un autre sujet que Jayen Chellum a abordé. Il observe que dernièrement, « les enquêtes policières laissent à désirer. Il y a une grande perception que quand il s’agit d’enquêter dans des cas impliquant des personnes au pouvoir, la police agit différemment qu’avec des personnes de l’opposition ou le commun des mortels. Par ailleurs, la presse en a aussi fait les frais. Nous voyons que l’accent est mis sur des cas de moindre importance alors que là où l’enquête devrait vraiment être faite, elle ne se fait pas. Cela entraîne une perte de confiance parmi la population. Nous demandons à la police de se ressaisir et au syndicat de la police de dénoncer là où il faut ».