Le jeu d’échecs dans les écoles est maintenant une réalité. La Mauritius Chess Federation (MCF) a procédé au lancement du projet jeudi dernier à la Moka Gouvernement School, en présence des collaborateurs, à savoir le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS), le ministère de l’Éducation et la Mauritius Commercial Bank, étant le sponsor principal. Le projet pilote concerne, valeur du jour, 11 écoles primaires : New Bambous Geoffroy Government School, Flic en Flac Government School, Cascavelle Government School, Maha Rishi Dayanand Saraswati Government School, Saint Hubert Government School, Saint Francois D’Assise RCA, Charles Telfair Government School, Notre Dame de Mont Carmel RCA, Robinson Government School, Louis S. Coutet Government School et Moka Government School.
Mais d’ici cinq ans, la fédération compte introduire ce sport mental dans tous les établissements scolaires de Maurice. Selon Hurry Bhowany, président de la MCF, c’est grâce à l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports et la MCB Group que ce programme a pu voir le jouer. « En 2015, Yogida Sawmynaden, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, avait exprimé son désir d’introduire le jeu d’échecs dans les écoles primaires à Maurice. La MCB a mis à la disposition des élèves un outil pédagogique d’une importance extraordinaire. Il nous a fait donation de deux pendules, un demo board et dix échiquiers et là où on a introduit les échecs, le niveau des étudiants a augmenté », souligne-t-il.
Pour Yogida Sawmynaden, nouveau ministre de Technologie, Communication et de l’Innovation, le « Chess in Schools » ne peut qu’être bénéfique.  « Je suis fière qu’un tel projet puisse s’aboutir. L’idée d’introduire les échecs à l’école m’est venue lorsque j’étais ministre de la Jeunesse et des Sports. Les avantages avec le jeu d’échecs à l’école sont multiples. D’un point de vue scientifique, le jeu améliore la concentration de l’enfant, ces capacités d’analyse et le pousse à persévérer. Il développe aussi sa mémoire et il permet également de stimuler ses compétences en mathématique. Les enfants initiés aux échecs ont un niveau de performance des plus élevés. Outre un aspect éducatif, le jeu participe dynamiquement à l’épanouissement de l’établissement scolaire. La pratique du jeu d’échec a longtemps été prouvée comme l’outil d’apprentissage idéal chez l’enfant d’âge scolaire. Il développe inconsciemment l’intellect, la personnalité et la force de caractère de l’individu. Cela en tout amusement. En 2012, le parlement européen a demandé aux états-membres de soutenir l’introduction des jeux d’échecs dans le système éducatif. »
Idem pour Leela Devi Dookun-Luchoomun, ministre de l’Éducation. « Le jeu d’échecs nous permet de réfléchir, analyser, penser aux conséquences de nos actions et d’agir d’une façon stratégique. Et tout ça, c’est la manière de vivre et chacun d’entre nous devrait passer par ces mêmes étapes avant d’agir. À l’école on vous permet de développer ses techniques pour les actions futures. On veut que les jeunes puissent bien développer vos talents. Vous avez la MCB qui vous donne les moyens, vous avez des professeurs qui vous encadrent, vous avez l’aide des ministères et du MCF, alors il faut donc développer tout ça. Jouer aux échecs, c’est apprendre à vivre, réfléchir, agir, collaborer et respecter », a-t-elle fait ressortir.
De son côté, Gilbert Gnany Chief Strategy Officer du Group MCB affirme que le meilleur reste à venir. « Nous commençons aujourd’hui un ambitieux projet qui devrait avoir un impact sur la nouvelle génération. Nous sommes confiants du succès de cette initiative et nous prévoyons déjà de l’étendre à d’autres écoles prochainement. Je suis certain que nous ferons face à des demandes importantes des parents, des professeurs des autres écoles. À la fin de l’année, nous comptons organiser une compétition inter-écoles avec des prix très intéressants à gagner ». De quoi motiver les joueurs.