Pour comprendre les courses, l’idée nous est venue de nous faire murmurer quelques confidences à l’oreille par un cheval. Notre choix s’est porté sur Tales of Bravery, une des grandes gueules du Champ de Mars. Il nous raconte sa vie de champion. Une interview réalisée avec le soutien de son entraîneur, Ricky Maingard, et de son palefrenier, Sardanand Bhomul. Voilà son histoire…
“Depuis quelques semaines, mon entraînement s’est intensifié. Je sens à plein nez que je vais bientôt reprendre la compétition. Mon palefrenier me fera mon shampooing, ma crinière sera bien taillée et ma robe luisante. Ce n’est plus le même jockey qui me fait faire mon entraînement. J’ai l’impression de le connaître. Peut-être même qu’il m’a déjà monté en course. Je vais devoir poser la question à mon palefrenier. En tout cas, il me tarde de retrouver la piste du Champ de Mars un jour de courses, avec les gens qui crient mon nom quand je remonte mes adversaires dans la dernière ligne droite”, pourrait dire Tales of Bravery. Cette année, le nombre de journées est passé de 38 à 43, ce qui pourrait nous valoir de voir le champion relativement plus souvent en piste s’il évite les pépins de santé.
Débutant à Maurice en 2013, Tales of Bravery a rempli son contrat en décrochant deux des quatre courses classiques, la Barbé Cup et la Coupe D’Or. Il a également remporté une autre course moins richement dotée et a joué de malchance lors d’au moins deux de ses trois autres participations.
Son entourage et les turfistes attendent beaucoup de lui cette année. “J’aurais pu mieux faire l’année dernière. Pour ma première course dans la Duchesse, j’ai l’impression qu’on a loupé ma préparation, mais ne le répétez pas à mon entraîneur. Je promets de me rattraper cette année. Je sais que mon entourage compte sur moi. Mon palefrenier sera fier de moi.”