Ambiance relax chez les Pigeot. En semaine, le dîner est pris à 18h, mais ce vendredi après-midi, il sera servi aux alentours de 19h. Didier, le père, entame la préparation d’un gâteau; Maryvonne, la mère, s’accorde un petit moment de répit. Les deux enfants, Mathis et Esadora, regardent tranquillement un dessin animé dans le salon. Chez les Pigeot, être assis autour d’une table est devenu un rituel important. Scope a partagé avec eux ce petit moment d’intimité.
Au lendemain du passage d’Edilson, Scope s’est rendu chez la famille Pigeot à La Caverne, Vacoas. Le “fameux” cyclone n’a même pas réussi à balayer les traces de pétards ayant marqué le nouvel an chinois. Maryvonne Pigeot, d’origine chinoise, tient à ses racines et aux valeurs qu’elle transmet à ses deux enfants, Mathis et Esadora, âgés de 5 ans. C’est avec leurs plus beaux sourires et de tendres bisous que ces derniers nous invitent à entrer chez eux. Le contact est chaleureux.
Direction la cuisine, en passant par la salle à manger et le salon, aux couleurs vives et chaudes. Didier Pigeot, 43 ans, est aux fourneaux. “Nous nous partageons les tâches et la préparation des repas.” Maryvonne, son épouse depuis six ans, ajoute, avec un grand sourire : “Quand il faut faire un rougaille, c’est surtout monsieur qui s’y colle. Moi, je suis plutôt mets chinois. Et je suis beaucoup plus rapide que lui dans la cuisine.” Au menu ce soir : riz blanc, lentilles noires et rougaille de boucané, accompagnés d’une salade de pâtissons. Sur le plan de travail, on aperçoit de la farine, du lait, du chocolat et du cacao. La préparation d’un dessert ? Il faudra attendre la fin du repas pour connaître la réponse.