La ministre de l'Education, Leela Devi Dookun

Se tient jusqu’au 22 juillet, à l’hôtel Sofitel, Flic-en-Flac, la conférence biennale internationale sur la Chimie pure et appliquée (ICPAC). Y participent 220 participants de 44 pays dont l’Organization for the Prohibition of Chemical Weapons (OPCW). Lors de la cérémonie d’ouverture, lundi, la ministre de l’Education, Leela Devi Dookun-Luchoomun, a félicité l’OPCW pour avoir décroché le Prix Nobel de la paix en 2013 avant de lui souhaiter bonne chance dans son rôle « d’assurer que d’autres organisations et groupes pas sains d’esprit n’aient pas recours aux armes chimiques ».
Suite au succès des trois précédentes conférences ICPAC à Maurice en 2010, 2012 et 2014, une quatrième édition a été organisée sur le thème : Emerging Trends in Chemical Sciences. Lors de la cérémonie d’ouverture de la conférence lundi à Flic-en-Flac, la ministre de l’Education, Leela Devi Dookun-Luchoomun, s’est réjouie de la présence du directeur de la Verification Division de l’OPCW, Philippe Denier. Au nom de Maurice et en son propre nom, elle a félicité l’organisation pour avoir décroché le Prix Nobel de la paix en 2013 et pour ses efforts continus envers l’interdiction des armes chimiques. « Il n’y a pas de doute que ce prix a considérablement augmenté la visibilité de l’OPCW et lui a donné toute la reconnaissance qu’elle mérite. Maintenant que 92 % des armes chimiques déclarées ont été détruites et que la destruction du reste est en vue, je ne peux que souhaiter bonne chance à l’OPCW dans son rôle futur pour assurer que d’autres groupes et organisations pas sains d’esprit n’aient pas recours aux armes chimiques ».
La ministre s’est par ailleurs réjouie de l’intérêt montré pour cette conférence à Maurice par 44 pays. « La plupart d’entre vous, incluant un nombre de femmes, êtes des leaders dans vos domaines respectifs et êtes des scientifiques émergents qui, bien qu’issus de filières diverses, serez sur la même plateforme pour partager vos découvertes et discuter avec vos pairs. Vous aurez aussi l’opportunité et la responsabilité de chercher des solutions aux problèmes de la société ». Pour elle, « il y a de l’espace pour de nouveaux sujets interdisciplinaires comme la nanotechnologie et la chimie biologique ou médicinale qui ont révolutionné le domaine de la santé ».
Pour Leela Devi Dookun-Luchoomun, il y a plus que jamais nécessité pour les meilleurs esprits scientifiques de se pencher sur des problèmes urgents comme la pénurie d’eau, le changement climatique et la sécurité alimentaire. En tant que personne ayant une formation scientifique, la ministre a dit croire dans le développement de politiques scientifiques solidement ancrées dans la collaboration, l’ouverture et le respect. « Ces axes scientifiques, à leur tour, doivent avoir des objectifs généraux comme la nécessité de soutenir la recherche et l’intégration des considérations scientifiques dans les choix politiques du gouvernement ».
Elle a invité les scientifiques étrangers à collaborer dans les divers projets de recherches du Mauritius Research Council, de la Tertiary Education Commission et de l’Université de Maurice.