En visite en Chine, le président français a signé une série d’accords, dont un portant sur le nucléaire. Pour autant, Emmanuel Macron peine à infléchir une relation déséquilibrée entre les deux pays.

Pour sa première visite en Chine, Emmanuel Macron a décroché la promesse d’un gros contrat nucléaire, mais sans percée majeure pour refonder une relation déséquilibrée, qui a poussé Paris à s’alarmer des risques de « pillage » technologique chinois. Le président français a placé d’emblée sa visite sous le signe des routes de la Soie, réclamant que la France et l’Europe participent pleinement à ce colossal projet, lancé par la Chine afin de construire des infrastructures de transport ente l’Europe et l’Asie. « Ces routes doivent être partagées », a-t-il lancé lundi, se posant en leader de l’Europe. « Elles ne peuvent être les routes d’une nouvelle hégémonie. » Mardi, lors d’une réception officielle, le président chinois Xi Jinping lui a répondu que « comme dit le président Macron, ce projet n’appartient pas à un seul pays » mais « reflète la vision chinoise d’une gouvernance mondiale ».

Sa visite a débouché comme prévu sur la signature d’un liste d’accords, mais sans chiffrage total. L’accord le plus important est l’engagement de signer dans trois mois la fourniture par Areva d’une usine de retraitement des déchets nucléaire, en négociation depuis dix ans.