C’est dans une ambiance très conviviale que s’est déroulée la rencontre entre Heliang Wang, le conseiller économique et commercial de la Chine, et le ministre des Affaires, des Entreprises et des Coopératives Sunil Bholah, à Port-Louis. Plusieurs possibilités d’échanges bilatéraux ont été abordées, dont celle de l’exportation de thé mauricien. « Je trouve que c’est très bien pour notre industrie théière et je crois fort qu’il est temps que Maurice vise ce marché émergeant de la classe moyenne et des nouveaux riches de Chine », a déclaré Sunil Bholah.
« Bien que nous sommes le plus gros producteur du thé, le vôtre nous attire particulièrement, car nous ne produisons pas de thé noir. On veut bien importer le thé mauricien », a soutenu Heliang Wang, le conseiller économique et commercial de la Chine. Les Chinois, dit-il, aiment le thé mauricien. « Il n’y a aucune limitation sur le marché du thé, mais il y a quelques critères de douane à respecter », a-t-il ajouté. Selon lui, la Chine exporte 301 000 tonnes de thé chaque année et en importe quelque 20 000 tonnes. Au sujet du sucre, Heliang Wang soutient que la Chine importait auparavant du sucre mauricien mais que ce n’est plus le cas, « car le sucre mauricien n’est pas compétitif ».
D’autres réunions bilatérales sont prévues dans les jours à venir, le ministre Bholah souhaitant que les entreprises chinoises viennent s’implanter à Maurice pour, ensuite, démarcher sur l’Afrique. Évoquant la question de Jin Fei, Heliang Wang trouve « dommage » qu’il y ait eu quelques difficultés pour l’avancement de ce projet. « Il y a eu pas mal de difficultés pour faire avancer les projets et nous avons constaté que la main-d’oeuvre était trop chère, mis à part le fait que les infrastructures laissaient à désirer. Nous espérons créer de l’emploi pour les Mauriciens. Nous avons eu des pourparlers avec la Chambre de commerce chinoise et nos investisseurs sont toujours intéressés à travailler sur Maurice. »