• Une seule des filles pourrait survivre

Les bébés siamois de Ian Gino et de Marie-Hélène Papillon vont bientôt être séparés. Le ministère de la Santé a enclenché des démarches pour envoyer les jumelles en Inde ou en Afrique du Sud afin qu’elles y subissent une chirurgie. Les bébés siamois prendront l’avion d’ici la fin de la semaine si leur état de santé le permet. Toutefois, on apprend qu’il est fort probable qu’une seule des fillettes survive.

Le ministre de la Santé, Anwar Husnoo, a rendu visite aux bébés siamois, admis aux soins intensifs néonatals à l’hôpital Nehru, à Rose-Belle, lundi matin pour un constat de visu. Le ministre a tenu à ausculter personnellement les bébés.

« L’état de santé des petites est précaire. Elles se trouvent toujours à la Neonatal Intensive Care Unit. Les bébés siamois ont tous les organes séparés, sauf le cœur et le foie. Elles ont chacune deux jambes, deux bras et deux yeux, entre autres. Mais elles ne vivent qu’avec un seul cœur. Elles sont collées à l’abdomen », indique une source autorisée du ministère de la Santé.

Anwar Husnoo a ensuite rendu visite à la mère des bébés pour la rassurer qu’elle bénéficiera de tout le soutien du ministère.

« Le ministre a informé la maman que ses bébés bénéficieront de tous les traitements nécessaires, et ce dans les plus brefs délais. Les bébés siamois doivent subir une chirurgie très délicate, qui n’est pas possible à Maurice. Donc, le ministère de la Santé a enclenché des démarches auprès des institutions internationales, soit en Inde et en Afrique du Sud, pour séparer les bébés. Toutes les informations liées aux bébés siamois ont été envoyées en Afrique du Sud et nous espérons avoir une réponse mercredi. Si nous recevons une réponse positive, les bébés s’envoleront pour l’Afrique du Sud d’ici la fin de la semaine, du moins si leur état de santé le permet », affirme la même source.

Toutefois, il est fort probable que l’une des bébés ne puisse survivre après la chirurgie du fait que les fillettes partagent un seul cœur et un seul foie. D’où l’importance d’obtenir l’aval des parents pour procéder à la chirurgie.