Le toit de certaines des maisonnées qu’ils occupent peut s’effondrer à tout moment. Non entretenues par leur propriétaire, ces constructions sont dans un état précaire et toute réparation qu’ils souhaiteraient leur est interdite. Leur cour est dans un triste état et depuis peu des pierres empêchent le passage des véhicules. Habitant ici depuis plusieurs décennies, les locataires des maisonnées situées sur la propriété Ramphul à Choisy, Baie du Cap, rêvent pourtant d’une meilleure vie sur ces terres qu’ils espèrent racheter comme cela leur avait été suggéré. Pour le moment, ils sont condamnés à la patience dans des conditions de vie déplorables.
Un endroit paisible et gai où il faisait bon de vivre à côté de grands espaces verts où les enfants pouvaient s’amuser et jouer. Dans une grande cour soigneusement entretenue, bien qu’étroites, les maisons étaient confortables. La coopération et une bonne entente entre les voisins permettaient à tous d’être à l’aise. Ce sont les images et les souvenirs d’un passé pas très lointain que les habitants de la propriété Ramphul, à Choisy, Baie du Cap, tentent difficilement de garder dans un petit coin de leur tête. Mais les choses ont changé. Déjà, les énormes rochers déposés à l’entrée de la propriété ne leur permettent plus d’accéder en voiture jusqu’à leurs maisons. La masse d’herbes qui n’a pas été enlevée depuis plusieurs mois sert d’abri aux moustiques, aux rats, aux mille-pattes et autres bestioles. En même temps, l’état pitoyable de leurs maisonnées leur rappelle constamment que la belle époque est loin derrière et qu’elle ne reviendra pas si rien n’est fait. Ce n’est pourtant pas l’envie qui leur manque de donner une nouvelle vie à cet endroit où ils ont pour la plupart vu le jour. Cependant, à force de voir le propriétaire leur “mettre des bâtons dans les roues”, soutiennent-ils, ils ne savent plus s’ils doivent garder espoir.