Ne cherchez pas un quelconque message crypté dans les peintures de Christophe Carlier. Les dédales de l’interprétation pourraient vous conduire à faire fausse route. Pas de message à comprendre; seulement des sensations à ressentir par la couleur et la lumière. Couleurs d’Égypte, lumières de Maurice est le titre de l’exposition présentée à l’Institut Français de Maurice (IFM) à Rose-Hill. Cela pourrait aussi bien s’intituler “couleurs de Maurice, lumières d’Égypte” car l’accent est mis essentiellement sur ces deux éléments.
Une profondeur naît dans les tableaux par l’utilisation de teintes qui s’opposent. Tout l’art du peintre est de créer une harmonie afin que cohabitent les couleurs primaires sur la toile ou sur le bois. Le peintre ne qualifie pas ses créations de peinture figurative. C’est davantage du côté des impressionnistes que Christophe Carlier puise ses références afin de se livrer à une réinterprétation picturale de la nature et des objets. Il essaie ainsi de créer une sensation et, dans ce dessein, magnifie les couleurs. Un travail est donc effectué sur la couleur mais aussi sur l’utilisation de la lumière pour parvenir à une certaine profondeur ou à une certaine transparence.
Couleurs d’Égypte, lumières de Maurice. Ce n’est pas un thème choisi au hasard car Christophe Carlier a séjourné un bon bout de temps au pays des Pharaons, et également en Polynésie, à Mayotte, au Sénégal, avant de finalement poser ses bagages de directeur d’hôtel à Maurice. Pour lui, la peinture n’est pas un hobby. Pas un passe-temps, mais un moyen de susciter des sensations chez autrui.
Dix-neuf tableaux sont présentés à l’Institut Français de Maurice (IFM) à Rose-Hill. Des bandes dessinées réalisées par Christophe Carlier dans sa jeunesse sont aussi visibles jusqu’au samedi 17 août.