Un an après Ozone Park, le chanteur Christophe Rey publie une nouvelle galette de douze titres. Un disque qu’il a réalisé seul, dans son univers folk alternatif. Pour laisser brûler les flammes de la victoire…
Il a un univers qui lui est propre, une visualisation des notes, une interprétation particulière. Avant de publier ses disques, Christophe Rey ne se pose pas de questions d’ordre commercial comme un producteur. Après avoir couché ses émotions sur papier, retranscrites en musique et mises en boîte, il les envoie comme une bouteille à la mer, en quête de nouveaux auditeurs. Cela lui confère une certaine liberté de mouvement, qui fait qu’il se met en position de force pour orienter sa mission sonore.
Folk alternatif.
Sa musique est un voyage dans un train musical, qui roule sur six rails accordés au diapason. Le folk singer, qui tisse sa toile dans ce registre, a élargi les horizons du folk pour baigner dans les eaux d’un folk alternatif. “J’ai eu un clavier en début d’année et je me suis amusé à chercher des sons.”
Il lui a ainsi fallu que sa guitare et un clavier, sur certains morceaux, pour livrer cet album de douze titres. Il s’est un peu avancé dans l’esprit sonore de Leonard Cohen des dernières années. “Musicalement, ça reste du folk, mais il y a des touches plus alternatives ou ça sonne moins folk sur certains titres. On peut définir l’ensemble comme du folk alternatif.”
Thérapie.
Entre mélancolie, nostalgie, une once de sensualité (par moments), Christophe Rey pose toutes ses pensées (profondes, parfois) sur des accords majeurs pour raconter les nuits froides de Curepipe et de sa vie. “It’s tough to be born in winter.” Né à Cape Town en hiver, le chanteur sait de quoi il parle, mais tient à souligner que cette chanson fait davantage référence aux animaux par temps d’hiver.
Il a aussi composé des textes plus autobiographiques, comme I’m betting on this new thing. Et lorsqu’il s’éloigne de la nostalgie, de son côté poetic lover, il explose sur I’m gonna start a fire. Un coup de gueule pour se défouler quand la pression devient insupportable. Sa musique est une thérapie, et il l’assume entièrement.
Contrairement à Ozone Park, les compositions de Rey sont plus épurées et titillent l’humour avec délectation. “J’ai fait des textes plus courts, sauf pour deux titres. C’est plus léger par moments; il y a de la place pour l’humour. Je décortique les choses au second degré.” Il est plus en confiance et ose s’aventurer sur d’autres thèmes. Comme sur la belle histoire humaine de Collecting loose change for bread.
Mastering.
Rey a travaillé avec plus de ténacité sur ce disque. Un projet qui a débuté juste après la publication d’Ozone Park (en décembre 2010). Il s’est consacré toute une année à ce disque. Pour une meilleure qualité de son, il a fait masteriser les titres aux États-Unis chez Sage Audio à Nashville, par Steve Corrao. Il est indéniable que ça sonne autrement.
The burden of victory laisse entendre la mélodie de la victoire pour ce chanteur qui avance à son rythme vers les sommets de sa musique. Rey devient majeur…
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The burden of victory
Presque dans la même veine musicale qu’Ozone Park, le folk prend le contrôle sur The burden of victory avec la même sensibilité. Rey assume toutes les fonctions sur ce disque, signant l’arrangement, la prise de son, le mixage…
Les douze compositions du disque sont : Ocean sweet ocean, Collecting loose change for bread, It’s tough to be born in winter, I’m betting on the new thing, Fresh cut, I’m gonna start a fire, Now or tomorrow whatever, Mistyl villains, I’ll make an egg for you, Life’s not cheap, Collecting loose change for bread (b) et Mostly villains (b).
Une production de sa boîte Hardpan Music Ltd. Disponible chez Power Music Shop (Curepipe et Rose-Hill) et 20/Vin (Floréal, Rivière Noire et Grand-Baie).
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Collecting loose change for bread
It’s not the end of the month and I’m already loose change for bread
From old coffee tins and piggy banks
From boxes underneath my bed
I came accross old letters that I hadn’t thrown away
Letters from an old love who’s married now
Who wouldn’t help me out today
Yeah things look clearer in a time of need and again this time it is
The car’s out of gas and the phone is dead
And I’ll rather read something that I haven’t read
Yeah now is now but I can’t say that she didn’t treat me well
I don’t need letters to remind that the times we had were swell
My heart has got to be worth a fiver
I should hit the street right now
The car’s out of gas and the phone is dead
And I rather read something that I haven’t read
Yeah things look clearer in a time of need and again this time it is
The car’s out of gas and the phone is dead
And I’ll rather read something that I haven’t read