Loin des pistes qui l’ont vu s’élever au statut de champion, Christopher Collin touche toujours au précieux métal; comme sculpteur cette fois. Une blessure l’a forcé à ranger ses crampons. Depuis, il s’est forgé un nouvel avenir.

Avant de se passionner pour le fer, Christopher Collin a arpenté les stades à l’adolescence. Il s’essaie au 100m et au 200m, entre autres. Toutefois, sous les consignes de son ancien coach, Karl Paul, il adopte le 800m. « Je me suis tout de suite senti à l’aise au 800m », se rappelle-t-il.

L’habitant de Bambous décolle et récolte plusieurs médailles. Les plus prestigieuses restent le bronze et l’argent raflés au championnat de Maurice de 2010 et 2011 respectivement. Et aussi cette mémorable deuxième place en finale du 800m aux Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI) de 2011, aux Seychelles. Il possède aujourd’hui quelque 450 médailles.

Les quatre médailles qui ont marqué la vie de Christopher Colin

Mais tout s’arrête brusquement. En 2013, alors âgé de 27 ans, Christopher Colin est victime d’un accident de motocyclette à Flic-en-Flac. Atteint au pied, il ne perd pas espoir de participer au JIOI de la Réunion. Il s’entraîne malgré la douleur et s’accroche à son objectif de remporter de nouvelles médailles.

La réalité le rattrape toutefois où les douleurs affectent sa performance. Christopher Collin se décide d’arrêter, bien malgré lui : « Si j’avais eu un suivi, mon destin aurait été tout autre ».

On bat le fer quand il est chaud, dit l’adage. Doté d’un mental d’acier, le collectionneur de médailles déleste ses crampons pour adopter de nouveaux outils. Son envie de toucher du métal se matérialise autrement. En 2017, Christopher Collin se reconvertit en sculpteur sur métal.

Pour rendre hommage aux athlètes des JIOI 2019, Christopher Colin a réalisé une sculpture : sur une île Maurice faite de boulons, le flambeau des jeux continue de brûler. Comme au temps de gloire de l’ancien athlète.

La sculpture réalisée par l’ancien athlète en l’honneur des JIOI 2019