La 13e conférence du Comité international des études créoles se tiendra à Maurice du 5 au 9 novembre. Cette rencontre du CIEC a lieu chaque quatre ans et le thème du prochain rendez-vous est « Langues créoles, mondialisation et éducation ». Une trentaine de délégués étrangers y sont attendues. Très peu d’informations sont disponibles par rapport à l’organisation de cet événement.
S’il est sûr que le Colloque international des études créoles de 2012 aura bien lieu à Maurice, à ce stade rien n’est précis en ce qui concerne l’institution hôte même si le nom de l’Université de Maurice est mentionné sur le site internet annonçant cette prochaine conférence. L’aspect financier qui est un élément capital dans l’organisation d’une telle conférence serait, selon nos informations, la question principale à régler. Des organismes témoignant de leur intérêt à cet événement discutent des possibilités de collaboration.
La globalisation et ses effets seront au coeur du prochain colloque. Outre le thème général, trois principales thématiques ont été retenues pour les discussions : (1) La mondialisation et ses effets sur les langues et cultures créoles, (2) Langues créoles et éducation, et (3) Littératures et cultures des pays de langue créole.
Selon le CIEC, la globalisation économique et la mondialisation sont à l’origine de nombreux déplacements de populations créolophones vers des zones économiques développées et que des nouvelles communautés créolophones se sont créées hors des territoires originels. Ils citent en exemple les communautés haïtiennes en Amérique du Nord, la présence des populations issues des Départements créolophones en métropole ou encore la présence de Mauriciens en Australie. Ils ajoutent que l’immigration vers les zones créolophones a engendré également « l’apparition de néoapprenants de langues créoles ».
« La mondialisation a provoqué une diffusion inédite des langues créoles, y compris à travers les industries de la langue et de la culture », peut-on lire dans le brief au sujet du 13e colloque.
S’agissant de la publication d’ouvrages littéraires, le CIEC note que la production littéraire dans les îles créolophones de la Caraïbe et de l’océan Indien s’est grandement développée durant ces dernières années en langue française et anglaise tout autant que dans les langues créoles. « L’étude de ce renouveau des littératures et pratiques culturelles des pays de langue créole est à encourager », dit-il.
Une trentaine de délégués étrangers sont attendus à cette conférence, dont des écrivains, des chercheurs et des professionnels de l’éducation. Le calendrier des travaux de la conférence n’est pas encore finalisé. L’Institut Cardinal Jean Margéot qui participera à cette conférence n’écarte pas la possibilité d’organiser une rencontre avec les délégués étrangers.