Ciel Textile Limited, considérée comme le leader de sa catégorie en Afrique subsaharienne, exporte pour plus de 30 millions de pièces de vêtements par an. Au 30 juin 2012, la compagnie affichait un chiffre d’affaires de Rs 8,6 milliards et des profits nets de Rs 515 millions. Derrière ces chiffres cependant, se cache tout un monde. Nous avons eu un aperçu de cet univers au courant de la semaine, le temps d’une visite à l’usine de production de Floréal et au Ferney Spinning Mill à Forest-Side, dans le cadre de la célébration des 40 ans de l’entreprise.
Quel que soit le lieu de travail, la vie de l’employé du textile est régulée par le temps. C’est un espace où la maxime, « le temps, c’est de l’argent » prend tout son sens. L’employé est d’emblée avisé de ce qu’il doit et ne doit pas faire, la productivité étant le maître mot des lieux. Qu’il soit opérateur ou responsable des équipements automatiques, il doit s’assurer que le moteur ne s’arrête jamais. D’ailleurs, au Spinning Mill de Forest-Side, un espace est aménagé pour les familiariser au principe du Kaizen. Ce mot japonais signifie l’amélioration de ce qu’on fait sans investissements ni gros moyens. Il suffit d’impliquer tous les acteurs de l’entreprise, du directeur à l’ouvrier pour une amélioration constante du travail en vue de meilleurs résultats. Est aussi affichée au Spinning Mill de Forest-Side, une liste « des erreurs humaines » : l’oubli et l’incompréhension figurent en premières positions.
Pour sa part, la tâche de l’ingénieur, Prakash Pavan, affecté à Floreal Knitwear est de s’assurer que « les équipements sont ergonomiques afin que les employés ne perdent pas de temps à trouver une position confortable pour travailler », explique-t-il. « You have to reduce time. You can’t spend time doing nothing as when doing unnecessary movements because an equipement is not adequate », précise-t-il.