L’Afrique du Sud s’allie à Maurice devant la CIJ dans son contentieux qui l’oppose à la Grande-Bretagne concernant les Chagos. A la reprise des audiences devant la Cour internationale de Justice (CIJ), ce mardi 4 septembre, la partie sud-africaine a plaidé, durant une trentaine de minutes, pour que Maurice arrive à la décolonisation totale de son territoire.

En exposant ses arguments, l’Afrique du Sud s’est notamment appuyée sur l’expérience de décolonisation vécue en ses propres terres, et des drames humains y découlant. Apartheid, déplacement de peuples entiers de leurs terres par des militaires et morts de ceux placés dans des camps par les Anglais.

« The decolonization of Mauritius has never been completed », a affirmé l’oratrice qui a relevé, en citant Nelson Mandela :

« There is no such thing as part freedom »

L’Afrique du Sud a estimé, de plus, que la décolonisation « tombe sous la responsabilité de la cour », répondant ainsi aux arguments selon lesquelles la CIJ ne pourrait entendre ce cas.

Aussi l’oratrice a-t-elle souligné, à plusieurs reprises, que la cour se doit de « provide advisory opinion and not resolve dispute ». Et d’ajouter : « If the court does not discharge to provide advise to United Nation, it will be a lost opportunity to strengthen international laws ».

D’un autre côté, l’Afrique du Sud a insisté sur les droits de « self determination and territorial integrity ». Soit le droit des peuples de choisir librement leur souveraineté, et sans que d’autres nations ne leur délogent par force de leurs terres.

Même si ces droits n’existaient pas au temps de l’excision des Chagos, a relevé l’Afrique du Sud, les lois de 2018 requièrent une décolonisation « urgente » afin qu’elles soient respectées. « It remains in the agenda of African Union as people who cannot enjoy freedom in their own territory », a indiqué l’oratrice.

Elle a conclu en ces termes :

« Time is long overdue for Mauritius to enjoy full freedom ».