Maurice se retrouve finalement dans la même position qu’en 1998 où l’organisation des 6es Jeux des îles avait été confiée par le Cij aux Comores parce que ces dernières ne s’étaient jamais engagées dans une telle démarche. Sauf que cette fois au lieu d’attendre deux ans, sans savoir vraiment de quoi il en ressort, le Comité national olympique mauricien sera fixé sur son sort en février 2012.
Le Conseil international des Jeux (Cij), qui s’était réuni hier soir au Berjaya Hotel à Beau Vallon, s’est vu conforté entre la certitude et l’aventure dans le dossier de l’organisation des 10es Jeux. La certitude du côté de Maurice qui avait déjà organisé avec succès deux rendez-vous de ce type ou l’aventure venue des Maldives dont aucun membre au sein du Cij actuel n’a actuellement ne serait-ce qu’une infirme idée du potentiel de ce pays en matière sportive et organisationnelle.
« Nous ne sommes pas encore à l’heure du choix, mais reste que la candidature des Maldives est à la fois nouvelle et rassurante sur l’avenir des Jeux. D’autant plus qu’avec les Jeux des îles aux Seychelles nous arrivions à la fin du deuxième cycle. Nous donnons certes une priorité à la candidature des Maldives pour organiser les Jeux en 2019, mais puisque nous serons sur une période de huit ans, ce pays aura quand même des conditions à respecter », a indiqué au Mauricien le président du Cij, Jean-François Beaulieu, à l’issue de la réunion.
Ainsi, le Comité olympique des Maldives aura, entre autres, à communiquer d’ici au 31 décembre 2011 les détails précis de son projet pour 2019. Entre le nombre de disciplines qui seront au programme des Jeux, les infrastructures sportives disponibles, les dispositions pour le Village des Jeux et le plan de financement de cette manifestation sportive 10e du nom. Et d’ici à février 2012, période à laquelle les membres du Cij se réuniront pour commencer à travailler sur les Jeux de 2015, une décision finale sera prise.
Mais entre les communications des Maldives sur son projet 2019 et la réunion du Cij de février 2012, il a été décidé qu’une commission d’évaluation — qui pourrait être composée des Seychelles, Madagascar et La Réunion — fera une visite dans l’île candidate.
« Nous sommes très sûrs que les membres du Cij ont été très réceptifs à notre demande. Les Maldives sont une jeune démocratie d’à peine deux ans et demi avec un gouvernement qui a fait place à la jeunesse dans le conseil des ministres. Maldives wants to show its new face to the world et l’organisation de ces Jeux en 2019 est cette chance que nous ne voulons pas rater puisque nous avons désormais les moyens et l’ambition de les organiser », a renchéri au Mauricien Ahmed Marzooq, le secrétaire général du CNO de ce pays.
Ce dernier, en compagnie de ses deux ministres d’État, ceux du Sport (Mohamed Rasheed) et du Tourisme (Thoyib), ont été sur la brèche durant toute la journée au Berjaya Hotel. Avec des allers et venues incessants à chaque arrivée d’une délégation, surtout auprès des membres du Cij qu’ils voulaient absolument convaincre avant le début de la réunion.
Une rencontre avec le ministre mauricien de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo, avait été programmée, mais n’a pu avoir lieu faute de temps. Mais il va sans dire qu’informer de la décision de Maurice de donner priorité aux Maldives pour les Jeux de 2019 a apporté plus d’eau au moulin d’Ahmed Marzooq.
« Nous avons entière confiance que les Jeux seront aux Maldives en 2019. Hormis la construction d’une piscine olympique et la mise en place d’une piste synthétique, nous disposons de toute l’infrastructure nécessaire pour les autres disciplines. Je tiens aussi à dire qu’un partenaire étranger travaille déjà sur la réalisation de ce projet d’infrastructure », a expliqué le secrétaire général du CNO des Maldives.
Le Cij a également pris connaissance hier du rapport du Commissaire général du Coji seychellois sur l’organisation des 8es Jeux. À ce titre, les membres du Cij ont été unanimes à dire que les Seychelles « finn mett le pake. »