Invité à commenter les auditions devant la CIJ, le député travailliste Arvin Boolell dit : « We have set the pace and the trend ».

Et de poursuivre : « Aujourd’hui le peuple est au courant de la grande vérité parce que les informations ont été déclassifiées. Ce qui a remis les pendules à l’heure. Il y a eu désormais des “compelling reasons” tant politique, diplomatique que juridique pour obtenir un avis consultatif favorable. Il est clair maintenant que les dirigeants mauriciens d’alors avaient le choix entre rentrer à Maurice comme une colonie sans Chagos ou avec l’indépendance mais sans Chagos », a dit Arvin Boolell. Il a, par ailleurs, affirmé que Maurice avait mis un certain nombre de conditions concernant Diego, notamment le “landing right”, “fishing rights”, des facilités technologiques ainsi que l’exploration des eaux.

« Toutefois, les Britanniques avaient dans un premier temps affirmé que les Chagos seraient retournés à Maurice lorsqu’ils n’en auront plus besoin pour la communication. Par la suite, Margaret Thatcher a observé que la Grande-Bretagne les retournerait à Maurice lorsqu’ils n’en auront plus besoin pour les besoins de la défense. Cette promesse ne s’est jamais concrétisée. À partir de 2009, en dépit des engagements pris à Kampala, jamais les Britanniques n’ont respecté leur parole.

Or chaque fois que les discussions bilatérales avaient été engagées sur les Chagos, les Britanniques exigeaient que la question de souveraineté ne soit pas mise sur la table. La création de la “marine protected area” a été combattue par Maurice jusqu’à ce que le tribunal arbitral sur les droits de la mer donne raison à Maurice. »

Arvin Boolell a aussi rendu hommage à tous les gouvernements qui ont fait avancer le dossier des Chagos. Il a eu également eu un mot spécial pour Olivier Bancoult et Fernand Mandarin, et surtout à Brown Lee.