Avec l’alerte 1 émise jeudi après-midi, les plaisanciers ont sorti leurs embarcations de l’eau. Toutes les excursions ont été annulées. Ce congé forcé représente un gros manque à gagner en cette période festive. Les plaisanciers regrettent également qu’il n’y ait aucun endroit pour abriter les hors-bord et catamarans pendant les cyclones.

Alors qu’ils s’apprêtaient à attaquer une période de grande demande, les plaisanciers ont dû revoir leurs objectifs. La météo ayant émis l’alerte de classe 1 avec Cilida dans les parages, toutes les excursions ont dû être annulées. C’est ce qu’indique Karl Lamarque, secrétaire de l’association des plaisanciers. « Décembre et janvier marquent la période de pointe. Nous avons plus de clients, avec les Mauriciens qui profitent des festivités de fin d’année pour des sorties en mer. Malheureusement, nous avons dû tout annuler car la sécurité passe avant tout. »

Pas de sortie prévue jusqu’à Noël au moins, ajoute Karl Lamarque. Il précise que même après le passage du cyclone, il faudra attendre quelques jours que la mer soit plus calme et que la boue se dissipe, si jamais il y a eu de grosses pluies. Il faut aussi savoir que lorsque la mer est sale, les dauphins vont au large, ce qui rend leur observation impossible. « Nous avons débuté 2018 par une période difficile. En raison du mauvais temps, nous n’avons pu travailler pendant un mois. Il y a eu des cyclones, suivis de pluies torrentielles. L’année se termine comme elle avait commencé, avec un cyclone dans les parages. Une fois de plus, nous ne pourrons travailler tant que les conditions climatiques ne s’amélioreront pas. »

Ainsi, dès ce vendredi, les plaisanciers ont sorti leurs pirogues de l’eau, en raison de fortes houles. Karl Lamarque rappelle qu’il n’est pas autorisé de les garder sur la plage publique. « Il faut prendre sa pirogue sur un trolley pour l’apporter ailleurs. Certains le gardent dans leur cour et ceux qui n’ont pas de place, les laissent parfois sur la route. » Pour les plus grosses embarcations comme les hors-bord et les catamarans, il faut chercher un endroit à l’abri des grosses houles pour les amarrer. « Nous n’avons pas de marina pour abriter les bateaux. Dans l’Ouest, il faut payer pour utiliser la marina de la Balise, qui est privée. Là encore, il n’y a pas beaucoup de places. »

L’autre option est de diriger les bateaux vers Port-Louis pour les abriter. Mais le trajet est long et en plus, pour éviter les vols et autres actes de vandalisme, le skipper doit dormir dans son bateau. « Nous ne pouvons abandonner le bateau, même en cas de cyclone. Ce n’est pas évident. » C’est pour cette raison que l’association avait fait appel au gouvernement pour qu’un endroit soit aménagé et abriter les bateaux. « C’est un problème auquel nous avons à faire face depuis de nombreuses années et à ce jour, nous n’avons pas trouvé de solution. »