L’Association des Consommateurs de l’île Maurice (ACIM) réclame la réintroduction du contrôle du prix du ciment. Cette demande intervient après la deuxième hausse du prix de ce matériau de construction depuis la libéralisation du commerce de ce produit en juillet 2011.
L’on se souvient qu’en février dernier, Holcim (Mtius) Ltd décidait d’une hausse de 15% du prix de son produit, Kolos, dont la pochette de 50 kg passait de Rs 172 à  Rs 198 (+Rs 26). Voilà qu’en ce début d’avril, Lafarge (Mtius) Cement Ltd lui emboîte le pas avec une hausse de plus de 11% du prix de la pochette de 50 kg de son produit, Baobab, qui passe de Rs 175 à Rs 195 (+ Rs 20).
Dans une correspondance au ministre du Commerce, l’ACIM rappelle que du temps où le prix du ciment était contrôlé avant la libéralisation du commerce de ce matériau de construction, les hausses n’intervenaient généralement qu’une fois l’an. Aussi, cette association de consommateurs demande au ministre de reconsidérer la libéralisation du prix et de réintroduire le contrôle.
L’ACIM rappelle que le ciment est un produit stratégique et que dans nombre de pays, est sous le contrôle de l’Etat. L’association souligne que dans son étude du marché du ciment, la Competition Commission of Mauritius avait recommandé qu’en attendant l’entrée sur le marché de nouveaux concurrents, il était nécessaire de maintenir le contrôle du prix du ciment. Elle fait aussi la remarque que, tout au long où il y avait contrôle de prix, les deux compagnies existantes n’ont pas pour autant fait des pertes.
Par ailleurs, dans une autre correspondance à la Competition Commission,  l’association de consommateurs l’appelle à initier une action en vue de contraindre le gouvernement à recondidérer la libéralisation du prix du ciment. L’ACIM n’est, en revanche, pas contre la libéralisation de l’importation de ce produit qui, selon elle, ne pourra que jouer en faveur des consommateurs.