Hervé Aimée, ministre des Administrations régionales, a pris note des revendications de la Federation of Masaajid of Curepipe (FMC) concernant les infrastructures au cimetière Bigara. Entouré de Michaël Sik Yuen, ministre du tourisme, et de Mario Bienvenu, maire de Curepipe, entre autres, il a fait le tour du Cimetière hier après-midi pour un constat de visu.
« Nou pou fer seki nou kapav. Mo na pa pou fer promess enler enler apre pa kapav tini », a répondu Hervé Aimée hier aprèsmidi. Entouré de Michaël Sik Yuen, de Mario Bienvenu, du conseiller Kritanand Beeharry, des advisers du ministère du Tourisme et des membres de la fédération musulmane, il a fait le tour du cimetière Bigara afin de prendre note de son état. En avril 2013, la FMC a dans une correspondance au Premier ministre, Navin Ramgoolam, demandé à ce que des travaux en vue d’améliorer les infrastructures du cimetière soient effectués.
Et d’expliquer l’état pitoyable dans lequel se trouve la section réservée aux musulmans dans le cimetière : « There is no hygiene, litters are being scattered everywhere by people in the neighbourhood, broken taps, large concrete blocks on the way of the cemetery… » Cette lettre fut accompagnée de photos prises par les membres de la fédération en vue d’alerter l’opinion du chef de l’État. Le 14 mai dernier, lors d’une question parlementaire à ce sujet, Hervé Aimée a donné l’assurance de suivre ce dossier de près. Ainsi, la demande du député de l’opposition Steve Obeegadoo de revoir les infrastructures et les facilités du cimetière musulman à Bigara a été prise en considération.
D’ailleurs, durant cette visite, l’état lamentable dans lequel se trouve la section musulmane du cimetière de Bigara a été constaté. Absence de lampadaires, des points d’eau en mauvais état entourés d’une mare de boue, l’absence de sentier pour circuler librement dans le cimetière, entre autres, ont été pointés du doigt. Parmi les propositions faites au ministre de tutelle : qu’une véranda soit ajoutée à la Janaza platform, lieu de prière des musulmans au cimetière. La FMC trouve la structure existante restreinte, obligeant les utilisateurs à rester à l’extérieur du bâtiment exposé au mauvais temps. Une demande a été également formulée pour que des sièges additionnels soient placés dans la Janaza Platform. Outre la mise en place de plus de points d’eau dans le cimetière, la FMC a réclamé à ce que la grille donnant sur la route de La Brasserie soit ouverte les jours feriés. Concernant les enterrements de musulmans la nuit, la FMC demande à ce que « the number of person to contact for late burial should be reviewed and increased to three as in the past and at least one of the contact numbers should be that of a fixed line. The persons to be contacted for late burrials should be inhabitants of Curepipe and burrial time can be extended exceptionally in unforeseen circumstances with the approval of the police and in the presence of necessary medical reports ».
Revenant sur la late night burrial, la FMC a demandé à ce que « the latest time to inform the council of late burrial must be extended to 9 pm and the time for burrial to 11 pm at latest. As per Islamic belief, burrial must be done as earlier as possible ».
Dans un deuxième temps, demande a été faite pour une aire de stationnement à côté de la haie de bambous jouxtant la Janaza Platform, pour l’asphaltage du cimetière et pour que la haie de Bambous soit taillée, entre autres. Parmi les requêtes faites : qu’une section du cimetière musulman soit allouée à côté de la Janaza platform, sur le terrain du ministère de l’Agro-industrie à côté du cimetière Bigara. « Cela nous permettra de ne pas avoir à marcher beaucoup de la Janaza platform à la deuxième partie du cimetière (située du côté des Casernes), surtout le soir », a expliqué Akthar Keenoo, président de la FMC.
Après avoir pris note des doléances, Hervé Aimée a précisé que le Monitoring de ce projet infrastructurel sera effectué par la mairie de Curepipe. Pour M. Keenoo, les revendications de la FMC bénéficieront à toutes les communautés enterrées au cimetière de Curepipe. « Le cimetière était à l’abandon », soutient-il.