Ce n’est pas la première fois que des actes de vandalisme sont commis au cimetière de Bois-Marchand. Vendredi dernier, un énième cas s’est produit, un caveau ayant été profané au grand dam d’une famille venant tout juste de perdre un des siens. Pour Llyod Lai, président de la Chambre de commerce chinoise (CCC), « il n’est pas possible qu’on n’ait même plus de respect pour les morts, qu’on vienne ouvrir un caveau à peine une personne enterrée ». La CCC et d’autres sociétés chinoises souhaitent que la passerelle passant par ledit cimetière soit déplacée, que le cimetière soit clôturé et que sa sécurité soit assurée par un vigile. Elle demande aux autorités de prendre les actions adéquates pour prévenir de tels actes.
« C’est un acte que nous condamnons fortement ! Ce problème ne date pas d’hier. Mais à chaque fois, des plaintes ont été faites en vain auprès des autorités. Des dépositions ont été faites à la police, le conseil de district a été alerté. De même, l’ancien ministre des Administrations régionales nous avait même convoqués pour que des démarches soient entreprises, mais jamais rien n’a été fait », martèle Lloyd Lai. S’agissant du dernier cas, ce qui est encore plus déplorable, selon le président de la CCC, c’est que la famille en question vient d’enterrer le défunt vendredi et que le caveau a été saccagé durant le week-end. Le problème, indique-t-on, est que le cimetière n’est pas clôturé. « N’importe qui peut y entrer. Un mur avait été érigé par les autorités mais une passerelle a été construite pour que les piétons traversent l’autoroute. Mais pour pouvoir accéder à cette passerelle, les piétons doivent passer par le cimetière, car une partie de la passerelle surplombe l’autoroute et une autre le cimetière, ce qui augmente les risques de vandalisme. » Le président de la CCC se dit d’avis que « tant que la passerelle sera là, le cimetière ne pourra être clôturé ».
Concernant les motivations des vandales, Lloyd Lai a son idée : « Certains pensent qu’il y a des objets de valeur dans les cercueils. Si autrefois tel pouvait parfois être le cas autrefois, ce n’est plus le cas aujourd’hui. » Tout a commencé, selon lui, depuis l’ouverture du tronçon du Nord. « Autrefois, il y avait un large cimetière. Le tronçon est venu le scinder en deux. L’autre partie du cimetière compte un vigile, mais pas celui de gauche. » La CCC et les sociétés chinoises réclament de fait que le cimetière soit clôturé et qu’un vigile en assure la sécurité.