Alors que nous célébrons la Journée internationale dédiée à Nelson Mandela aujourd’hui, le Haut-commissariat d’Afrique du Sud propose différentes activités jusqu’au 26 juillet, qui permettent de méditer sur son action et son exemplarité. Plus qu’un hommage à l’extraordinaire icône historique, ces activités peuvent à différents titres être source d’inspiration pour chacun à son niveau améliorer sa contribution à la société.
En toute logique, la semaine cinématographique sud-africaine est consacrée à quelques grands films qui ont été consacrés à Madiba. Fictions et documentaires sont ainsi proposés dans différents lieux du pays, d’une capacité d’environ 250 places, pour des projections gratuites et sur invitation. De La longue marche vers la liberté avec Idris Elba à Prisonnier de l’espoir, tous ces films ont été produits par Anant Singh, qui devrait faire le déplacement à Maurice.
Quand il lui a cédé ses droits pour le projet biographique Long walk to freedom, Nelson Mandela a dit à son sujet : « A producer I respect very much… a man of tremendous ability ». Originaire de Durban, Anant Singh a produit plus de 80 films dont bon nombre ont marqué la critique et même obtenu quelques prestigieuses distinctions. Shepherds and burtchers, Yesterday, Remember, Cry my beloved country… les grands titres sont légions dans cette cinématographie et ont permis de mettre au jour pour le grand public et les cinéphiles du monde entier, des aspects méconnus de l’histoire et de la culture de la communauté noire.
Cette semaine va donc se conclure par un week-end “cinéphilique” exceptionnel avec des projections gratuites au MCiné, à Trianon, samedi, une au Novelty à Curepipe, dimanche, puis au Metropolitan à Rose-Belle et sur le terrain de football de Petite-Rivière lundi, pour se conclure dans le cadre majestueux du paysage culturel du Morne, mardi, avec non seulement Mandela : long walk to freedom, mais aussi deux courts-métrages produits par la Mauritius Films Development Authority, à savoir Scolarisation, c’est mon droit et Medy.
Mis en scène par Justin Chatwick, Mandela : long walk to freedom est sorti il y a deux ans et peut être considéré comme un des films les plus ambitieux sur Nelson Mandela puisqu’il tente d’embrasser l’ensemble de la vie de Madiba, et de montrer comment un homme a priori ordinaire est devenu une des rares grandes figures de l’histoire contemporaine. Sarafina fait partie des trois grandes fictions présentées au cours de cette semaine. Ce film révèle Whoopi Goldberg sous un jour très différent de Sister act ou Ghost, avec à ses côtés Leleti Khumalo, qui s’est distingué dans Yesterday, Invictus ou encore Hotel Rwanda. Ce film raconte comment une jeune femme parvient à survivre et progresser dans la société sous l’apartheid en s’inspirant du modèle de résistance que représentait alors à l’époque le combattant Nelson Mandela.
Cry my beloved country (Pleure oh mon pays bien-aimé) est un des grands classiques inspirés par l’histoire de l’apartheid. Ce film s’appuie sur le roman de l’écrivain et homme politique Alan Paton, qui dénonçait en 1948 les méfaits de l’apartheid. Lancé aux États-Unis en 1995, ce film absolument poignant raconte le voyage, pour ne pas dire la descente aux enfers, du pasteur Stephen Khumalo qui quitte sa province du Natal pour retrouver son fils, sa soeur et son frère, dont il a perdu la trace du côté de Johannesburg. Difficile de résumer ici l’ensemble des autres films, des documentaires programmés dans cette semaine dédiée à l’icône cinématographique qu’est indéniablement Nelson Mandela. Ces films nous éclaireront sur différents aspects de l’histoire contemporaine sud-africaine : les premières élections libres avec Countdown to freedom, le souvenir des prisonniers de Robben Island avec Prisoners of hope, la figure charismatique qu’est devenu Nelson Mandela au fil de sa vie avec A hero for all, ou encore le documentaire biographique Viva Madiba : a hero for all season.