Harrikrishna Anenden prévoit le tournage du film Le voile de Draupadi aux mois de juillet et août quand la lumière est belle et la chaleur pas trop accablante. S’il reste discret sur la comédienne qui incarnera Anjali, le personnage principal créé dans le roman éponyme d’Ananda Devi, il nous confie qu’il cherche encore ceux qui interpréteront quelques-uns des personnages secondaires, et aura aussi besoin d’une vingtaine de comédiens/figurants pour la scène d’une fête privée.
Le père d’Anjali, la mère de son époux Dev, Fatmah l’amie d’Anjali ainsi que d’autres membres de la famille de Dev sont les personnages plus ou moins secondaires que le metteur en scène Harrikrishna Anenden recherche toujours pour son prochain film, une fiction adaptée d’un des premiers romans publiés par son épouse, Ananda Devi. Ce texte explore l’impact des traditions dans le quotidien, et soulève la question des croyances à caractère sacrificiel.
Aussi interroge-t-il en jeu à travers le personnage d’Anjali, la liberté de religion et le choix des pratiques. Cette jeune mère de famille n’est pas superstitieuse et s’insurge lorsqu’elle découvre que la famille de son époux a placé un tabeez, une sorte de talisman sous le lit d’hôpital de son petit garçon, gravement malade. Plus tard, elle acceptera néanmoins de marcher sur le feu, comme le lui demandent famille et belle-famille, pour permettre la guérison de cet enfant chéri…
Dans le roman et comme nous l’espérons aussi dans le film, se dessine aussi le portrait d’une femme en questionnement, un être qui se révèle et s’affirme dans l’adversité. Le voile de Draupadi ne protège pas seulement de la brûlure du feu, il symbolise aussi une forme de libération et d’affirmation de soi dans ce roman que les éditions L’Harmattan avaient publié en 1993. Harri Anenden nous confie qu’il reste très fidèle au roman tant pour sa scénarisation que sa mise en scène.
Étant lui-même l’auteur du scénario, il préfère ne pas prévoir un texte trop écrit, pour laisser la possibilité aux comédiens de choisir leurs propres mots, et ainsi pouvoir s’approprier au mieux leur rôle, sans être gêné par des expressions ou formules dont ils ne se sentiraient pas familiers. « Je reste ouvert à l’interprétation, nous explique-t-il. Nous nous sommes rendu compte de ce problème avec Ananda lors du tournage des Enfants de Troumaron, où il a fallu revenir assez souvent sur le scénario qui était plus écrit. »
Mis à part quelques interrogations sur la nécessité d’une ou deux scènes prévues dans le texte original – « je ne veux pas trop allonger le film au-delà des 90 minutes prévues » précise-t-il, le cinéaste cherche aussi des comédiens ou figurants, une petite vingtaine, qui doivent en quelque sorte faire bonne et belle figure une petite fête privée particulièrement chic, prévue dans le film… Impossible pour l’heure de savoir qui est Anjali mais notre interlocuteur nous concède qu’elle est de nationalité française.
Contacts pour le casting à travers l’adresse email : anenden@cinequanon.net ; ou directement par téléphone au 59 22 68 16.