Le festival Île Courts a élargi son champ d’action il y a quelques années en adressant son appel à film pour la programmation du festival à de nombreux pays de la région et d’Asie. L’an dernier, avec l’ajout de la plate-forme gratuite Film freeway aux deux autres, payantes pour une somme minime, ainsi qu’avec un travail auprès d’autres festivals de cinéma, le nombre d’envoi a véritablement fait un bond. L’équipe de Porteurs d’Images avait en effet reçu au total 677 courts-métrages, dont 370 respectaient les critères demandés et étaient donc recevables, pour la programmation.

On peut s’attendre à ce que ce chiffre progresse encore pour la nouvelle édition qui se tiendra cette année du 9 au 13 octobre, puisqu’ont été ajoutés à la liste des pays prospectés les îles francophones et créolophones des Caraïbes et du Pacifique, ainsi que le Zimbabwe, soit trente-six territoires au total, en plus de Maurice bien sûr. Cette extension a été rendue possible notamment grâce à un soutien de l’Organisation internationale de la francophonie.

Les courts-métrages proposés ne doivent pas excéder 30 minutes, et avoir été produits après le 1er janvier 2017 jusqu’à aujourd’hui. Ils doivent être produits par des réalisateurs des différents territoires sélectionnés et dans ces mêmes territoires. Les candidatures peuvent être déposées sur les plates-formes Film Freeway, Festhome (payante) et Short Film Depot (payante).

Ophélie Belin, la responsable de Porteurs d’Images, nous rappelle qu’elle attend avec impatience les productions mauriciennes, consciente que les réalisateurs ne bénéficient pas ici des mêmes facilités que dans des pays aussi vastes que l’Inde ou l’Australie, qui ont une véritable tradition cinématographique.