Les cinéphiles qui n’ont pas pu voir Lonbraz kann depuis sa sortie dans les cinémas Star, ont encore une semaine pour le faire… Le distributeur et la production ont en effet annoncé hier une prolongation d’une semaine, jusqu’au mardi 10 mars, dans les salles de Bagatelle et La Croisette, celle du Caudan ne le maintenant pas à l’affiche pour cette fois.
Présenté dans sa version originale en créole avec un sous-titrage en français, le film de David Constantin connaît un succès honorable pour cette première diffusion commerciale. Des demandes n’ont pu être satisfaites durant le week-end particulièrement dans les séances en soirée où la salle était comble.
Fait assez rare pour être relevé, hier soir, il ne restait que quatre places disponibles à la salle Star de Bagatelle pour Lonbraz Kann. Le distributeur étant satisfait de l’intérêt que suscite le film de David Constantin sur les conséquences de la centralisation de l’industrie cannière et le désarroi des petits planteurs et ouvriers qui en subissent les conséquences, le film reste à l’affiche dans les salles de Bagatelle et Grand-Baie. « Cette décision fait suite à la très bonne fréquentation du public pendant la première semaine d’exploitation », est-il notamment mentionné dans un communiqué conjoint de l’exploitant des salles Star à Maurice et de Caméléon production qui a produit ce film entièrement tourné ici et monté à La Réunion. Cette diffusion a toutefois connu quelques chamboulements avec le changement d’horaire qui a été décidé jeudi dernier pour satisfaire les réclamations d’un public nombreux à vouloir venir en soirée…
Ayant débuté par des séances en journée à La Croisette et au Caudan (11 heures et 13 h 30) mercredi et jeudi dernier, les horaires ont finalement été modifiés à partir de vendredi pour satisfaire les demandes des spectateurs qui préféraient des séances nocturnes… Le distributeur a donc programmé ses séances à 18 heures et 21 heures dans les trois salles, au Caudan, à Grand-Baie et Bagatelle, de vendredi à hier. L’information n’ayant pas toujours circulé autant que nécessaire, les spectateurs qui s’en sont tenus aux premiers horaires annoncés pour les salles de La Croisette et du Caudan ont donc fait chou blanc… Les mordus y sont certainement retournés pour découvrir ce film aux nouveaux horaires mais on sait par exemple que la salle était remplie à Bagatelle ce week-end et que certains spectateurs n’ont pas pu y accéder pour cette raison…
La programmation de cette nouvelle semaine de diffusion concerne uniquement les salles de Bagatelle et de Grand-Baie/La Croisette jusqu’à mardi inclus. Pour éviter les inconvénients liés aux horaires de séances, nous ne saurions que trop conseiller de vérifier les horaires sur le site www.aucinemastar.com, ou sur la page Facebook du film LonbrazKann, ou encore en tentant un coup de fil à la salle concernée (211 6866 pour la salle de Bagatelle par exemple dont les horaires n’étaient pas donnés sur le site du distributeur ce matin). Les séances de Grand-Baie La Croisette y sont annoncées pour 18 et 21 heures.
De l’autre côté du continent, dans le contexte Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, le Fespaco, Lonbraz Kann a été diffusé à l’Institut français de la capitale burkinabée hier soir et le sera à nouveau vendredi à la salle du CENASA. Lonbraz Kann est présenté hors compétition dans la catégorie « Panorama long métrage » qui présente 21 films au total. Cette année le FESPACO se penche sur le thème de « la production et la diffusion à l’ère numérique » pour le cinéma africain. L’Égypte est le pays invité pour cette nouvelle édition dont la cérémonie d’ouverture s’est tenue au Palais des sports de la capitale burkinabée avec plusieurs grandes stars des scènes africaines…
L’étalon d’or qui est décerné aux longs-métrages pourrait concerner parmi les 19 films en compétition, Timbuktu d’Abderrahmane Cissako, Printemps tunisien de Raja Amari, Run de Philippe Lacôte (Côte d’Ivoire), Fièvres d’Hicham Ayouch ou encore Des étoiles de Dyana Gaye et tous ceux qui sont en lice. La région océan Indien est représentée dans d’autres catégories à travers Ady Gasy de Nantenaina Lova (documentaires) et Madama Esther de Luck Razanajaona (courts-métrages).