Le Hong-Kongais Jack Wong (1) a subi son premier et seul revers dans la première manche du circuit U18 à Petit Camp en perdant la finale du simple hommes hier face au Sud-Africain Okkie Kellerman (3). Ce dernier a poussé le favori dans ses derniers retranchements pour s’adjuger la victoire en trois sets au terme d’un tie-break haletant 1-6, 6-2, 7-6 (6). Par contre, la finale chez les dames n’a pas échappé à la Sud-Africaine Katie Poluta (1), visiblement trop forte pour sa compatriote Rouxanne Janse Van Rensburg (7), dominée 6-2, 6-1.
Chez les hommes, Okkie Kellerman, 17 ans, a prouvé qu’en trois ans il n’avait rien perdu de son tempérament de gagneur. Mieux, il a cette fois pris la mesure d’un jeune qui, tout comme lui, a déjà effectué ses premiers pas sur le circuit professionnel. En effet, en sus d’être le meilleur juniors de son pays, Jack Wong se classe 1500e mondial à l’ATP, avec à son actif deux matches du simple hommes et un de double hommes.
Mais le Hong-Kongais savait qu’il avait affaire cette fois à un redoutable adversaire. Après qu’il eut enlevé haut la main le premier set, il subira les assauts de son adversaire pour finalement céder sous la pression dans l’épreuve fatidique du tie-break.
Après sa défaite, il mis longtemps à digérer, restant assis, la tête dans sa serviette… Il s’est quand même livré : « Je savais qu’il était fort. J’étais trop tendu à la fin du tie-break. Mais j’ai fait de mon mieux. Il s’est bien repris dans les 2e et 3e sets et ne ratait rien, contrairement à moi. J’ai perdu ma confiance et raté trois jeux, quelques balles de matches, voire des break-points… C’est dur. Il me reste quand même la seconde étape. Il me faudra jouer mieux que ça si je veux l’emporter. »
Éliminé au 2e tour l’an dernier et classé alors dans les 900 jr mondiaux, Wong est conscient qu’il a énormément progressé. Il était cette fois venu pour l’emporter et cette défaite lui laisse assurément un goût amer.
Par contre, Kellerman pouvait être fier de sa victoire. Il avoue ne s’être pas posé trop de questions en abordant sa finale. « La pression était sur lui, moi je n’étais là que pour joueur. Mais c’est vrai que le tie-break pouvait basculer à tout moment. Mon service m’a aidé à faire la différence dans le 3e set. »
Victorieux de la première manche il y a deux ans, et alors encore âgé de 15 ans, Kellerman nous confiait ses ambitions de passer un jour professionnel. Et le moins qu’on puisse dire est qu’il est toujours sur la bonne voie, même s’il a changé de coach et qu’il s’entraîne désormais avec le Zimbabwéen Anthony Harris. « Mais je voyage toujours avec mon ancien coach Pieter Norvel et sommes toujours basés à Cape Town à l’Académie de tennis de Kainos à Stellenbosch. J’ai déjà joué cinq tournois professionnels, mais je dois encore beaucoup progresser. C’est important pour moi d’améliorer mon classement afin d’accéder à une bonne Université aux États-Unis l’année prochaine », affirme-t-il.
La finale féminine n’aura laissé planer aucun doute sur la victoire de la Sud-Africaine Katie Poluta. De loin supérieure, elle s’est brillamment rachetée de son quart de finale perdu l’an dernier. Mais elle trouve que le « niveau n’est pas aussi relevé que l’an dernier, où les quarts de finale étaient plus difficiles à franchir. Je crois que j’ai progressé, même si une finale n’est jamais gagnée d’avance. »
Katie Poluta a aussi remporté le titre du double dames aux côtés de celle qu’elle a battue en finale du simple dames, Rouxanne Janse Van Rensburg. Elles l’ont emporté 6-2, 6-1 contre les Hong-Kongaises Yuen Tung Liu et Kwan Wun Man. Basée à Cape Town, Poluta, 17 ans, a également fait ses débuts sur le circuit pro féminin en disputant deux tournois à Johannesbourg « pour prendre de l’expérience avant mon entrée envisagée en 2016 à l’Université aux États-Unis. »
La finale du double hommes est prévue aujourd’hui ainsi que le début de la phase qualificative de la seconde étape du circuit.