Aucun signe de minima en vue samedi lors de la deuxième manche du circuit national d’athlétisme Vital qui se tenait au stade de Réduit. Si aucun autre athlète n’est venu rejoindre les rangs des onze ayant déjà validé leur billet pour le grand rendez-vous de l’année de l’athlétisme francophone à Nice (6-15 septembre), ce sont toujours les sprinters Fabrice Coiffic et Élodie Pierre-Louis qui dominent le classement en attendant l’ultime manche qui coïncidera les 29-30 juin avec les championnats nationaux Vital.
II faudra sans doute s’attendre à un véritable sursaut de dernière minute de la part de ceux qui restent potentiellement qualifiables pour Nice. Car les minima ont une fois de plus échappé de peu à Fabrice Coiffic tant au 100 m qu’avec le quatuor du relais 4×100 m. Bien qu’au-dessus du lot en 10”57 dans l’épreuve individuelle (minima 10”54), il termina en 41”53 avec l’équipe de relais (minima 41”00). Autant dire qu’il devra repasser.
« Qu’est-ce qui n’a pas marché dans cette course ? Impossible à dire. Mais je sais que j’ai couru au moins trois fois autour de 10”50 avec vent favorable, une fois aux interclubs en France et deux fois à Maurice en 10”51 et 10”55 lors du meeting. Je crois que c’est la poisse qui me poursuit, car mes chronos gravitent toujours autour des conditions climatiques. C’est me casse. Il me reste une dernière chance, le 30 juin au plus tard pour me qualifier. Sinon, il est fort probable que je doive dire adieu à Nice. Ça ne devrait plus dépendre de moi. Ma saison s’achèvera alors pour la première fois dans les annales déjà en juin », résume sur un ton amère le principal concerné.
Pour le relais, les chances sont tout aussi moins probables, avance-t-il. « Il ne faudrait pas trop compter dessus car c’est une course trop aléatoire. De plus, l’équipe se cherche toujours et nous n’avons pas de coureurs assez rapides valant régulièrement en gros tout au moins chacun moins de 10”70-10”80. Et puis, il faut aussi compter avec une bonne opposition de la part des autres équipes, ce qui n’est pas le cas. Par contre, on aurait eu une autre chance de se qualifier, si les deux athlètes qui sont en Jamaïque (ndlr : Thierie Ferdinand et Jonathan Permal) rentraient un peu plus tôt à Maurice qu’à la fin de juin afin de leur permettre de bien s’intégrer, surtout Permal, qui n’a jamais couru le relais. Mais ça ne dépend pas des athlètes », explique-t-il. La situation est donc assez préoccupante, voire compliquée à deux semaines de la date limite de qualification.
Sinon, dans le sprint féminin, Élodie Pierre-Louis continue à friser le seuil des 11”99 au 100 m, Samedi, elle s’est imposée en 12”01 (vt +0,7 m/s), bien que les minima restent assez loin (11”94). Le samedi précédent, il avait couru en 12”02 (vt +1,4 m/s). L’arrivée de Mary-Jane Vincent elle aussi de Jamaïque à la fin du mois pour la dernière manche devrait rehausser un tant soit peu le plateau.