Cité Anoska n’a jamais connu des jours heureux. En avril 2015, le meurtre d’Eleana Gentil a remué le couteau dans la plaie. L’endroit s’est retrouvé soudain sous les feux des projecteurs. Le choc et l’émotion ont provoqué plusieurs réactions. La situation devait impérativement changer. Les premiers coups de pioche ont été donnés, mais tout reste à faire.
Avril 2015, toute la population mauricienne a les yeux braqués sur Cité Anoska après le décès tragique de la petite Edouarda Eleana Gentil. Un élan de solidarité, de compassion et un soudain intérêt pour ces habitants et leur situation sont à l’ordre du jour.
Un an après, l’endroit panse toujours les blessures de cette épreuve. L’arrivée de l’hiver ajoute une couche de morosité à cette cité. Parmi les 77 familles d’Anoska, tous ne vivent pas à l’abri d’une maison en dur. Cette année encore, les bicoques en tôle seront transpercées par le vent glacial et la pluie. Ils seront nombreux, ceux qui travaillent sur des plantations agricoles, à être au chômage forcé dû au mauvais temps. Ils pourront à peine faire bouillir la marmite et les petits manqueront très souvent l’école.