Une reconstitution des faits de l’agression mortelle de Jean Stellio Collet, un habitant de Bois-Marchand de 38 ans, a eu lieu hier à la mi-journée en présence de trois témoins oculaires à l’endroit où est survenu le drame, soit au domicile de la victime. La compagne de Stellio Collet, Jennifer Cassadin, sa cousine Christiane et une locataire, toutes domiciliées dans le quartier, ont expliqué aux officiers de la Major Crime Investigation Team (MCIT) comment s’était déroulée l’agression ayant coûté la vie à ce père de cinq enfants.
L’exercice de reconstitution de l’agression mortelle de Stellio Collet s’est déroulé hier à la mi-journée au domicile de la victime. Il était 11h50 lorsque les enquêteurs de la MCIT et le personnel de la Divisional Supporting Unit (DSU) de la Division Nord sont arrivés sur les lieux, route Passerelle, Crown Land, à Cité Bois Marchand. L’exercice n’a cependant débuté qu’une bonne trentaine de minutes plus tard en présence d’une centaine de badauds. Trois témoins oculaires, domiciliés dans le quartier, y ont participé, soit Jennifer Cassadin (18 ans), la compagne de Stellio Collet, Christiane, sa cousine, et une locataire, communément appelée “Daden”. L’une des soeurs de la victime, Rosie Collet, a pour sa part fait le déplacement spécialement de Baie-du-Tombeau pour assister à l’exercice. Les trois filles et les deux fils de Stellio Collet étaient également présents.
La compagne de la victime, Jennifer Cassadin, a été la première à expliquer aux officiers ce dont elle a été témoin le jour du drame. Selon sa version, la famille Genave aurait fait irruption dans leur cour pour asséner des coups à Stellio Collet juste en face des escaliers menant jusqu’à la demeure de ce dernier. Version soutenue par la cousine de la victime, Christiane, et par la locataire, “Daden”. L’exercice a pris fin environ 45 minutes plus tard.
Avant que les services de police quittent la scène de crime, les habitants de la localité n’ont pas hésité à leur faire part de leurs espérances afin qu’un tel drame ne se produise plus à l’avenir. Une habitante du quartier a ainsi recommandé à la police de prendre ses dispositions pour qu’elle « réagisse promptement lorsque des plaintes » sont déposées. Rappelons que les proches de Stellio Collet déploraient le fait que les policiers du poste de Terre-Rouge n’étaient pas intervenus immédiatement après qu’ils aient consigné une déposition contre la famille Genave pour les vols commis dans la localité. Les habitants continuent à déclarer que « ce drame aurait pu être évité si les agresseurs » de Stellio Collet avaient été interpellés après les dépositions.
Par ailleurs, les cinq individus arrêtés dans le cadre de cette affaire – à savoir les frères Joël, Jossley, Jordan et Josian Genave, âgés de 20, 25, 14 et 28 ans respectivement, ainsi que leur mère, Josseline Genave, 47 ans, sont toujours en détention. Ils ne sont pas encore revenus sur les lieux du drame pour une reconstitution des faits depuis leur arrestation, le 21 janvier dernier.
Pour rappel, Jean Stellio Collet, un maçon de 38 ans habitant Bois-Marchand, aurait perdu la vie après avoir été asséné de coups de gourdins, de pioche et de tournevis par la famille Genave, également domiciliée dans la localité. L’agression se serait déroulée dans sa cour sous le regard impuissant de ses proches. La victime avait rendu l’âme quelques instants plus tard, plongeant depuis ses proches dans le désarroi. Cette agression mortelle, avait indiqué la famille Collet au Mauricien, aurait pour toile de fond « un règlement de compte ». Les agresseurs de Jean Stellio Collet n’auraient pas supporté le fait que ce dernier ainsi que plusieurs autres membres de sa famille les dénoncent auprès des services de police de Terre-Rouge pour des vols commis dans la localité, dont plusieurs à leur domicile.