Les autorités n’ont plus qu’une semaine pour trouver une solution pour la régularisation des familles de squatters résidant à proximité de Cité La Cure. Une fois passé ce délai, les propriétaires comptent enclencher les mesures nécessaires afin d’appliquer l’ordre d’éviction. Une centaine de familles vivent sur ce terrain situé sur le flanc de la montagne.
« Mon client a rencontré hier matin le ministre des Terres et du Logement Abu Kassenally afin de discuter de la situation des squatters », a indiqué Me Manon Mardemootoo. Selon l’homme de loi, les familles propriétaires ont donné un délai d’une semaine au ministre afin qu’une solution soit trouvée concernant les familles de squatters. « Au cas contraire, mon client compte mettre en application l’ordre de la Cour. Si les autorités ne proposent rien de concret, mon client reprendra possession de son terrain le 3 octobre prochain », soutient Me Mardemootoo.
Du côté du ministère des Terres, il est soutenu « qu’aucune rencontre n’a eu lieu avec les propriétaires ». Toutefois, le ministère compte, avec l’aide de la National Empowerment Foundation (NEF) du ministère de l’Intégration sociale, trouver une alternative aux familles « genuine », qui ont bâtit leurs longères sur ce terrain privé. À la NEF, il est mentionné que les officiers de cette autorité sont au courant de la situation. Mais de préciser toutefois que certaines famille de squatters ne répondent pas aux critères exigés par la NEF pour une aide destinée au logement. « C’est en nous basant sur les revenus mensuels de ces familles que nous déterminerons si elles sont éligibles ou non », explique un officier de cette instance. De plus, mentionne notre interlocuteur à propos du relogement, « une difficulté de taille s’impose parce que le gouvernement n’a pas de projet de village intégré ». Les familles de squatters, dont la majorité sont d’origine rodriguaise, attendent toujours la réaction des autorités.