La nuit de jeudi à vendredi a été particulièrement agitée à Cité Martial (Plaine-Verte) avec des échauffourées sanglantes sur fond d’une affaire conjugale chez la famille Abdoolakhan. Peu après 23 heures, la situation a très vite dégénéré. Une bataille rangée a éclaté entre des membres de la famille de l’ex-époux d’une femme née Abdoolakhan, et des proches du nouveau compagnon de celle-ci. Un premier bilan indique pas moins de dix blessés, dont un inspecteur de police, un journaliste et un habitant de Vallée-Pitôt qui est à l’unité de soins intensifs. La présence renforcée de policiers a été maintenue dans la région.
Selon les premières indications hier, les éléments du poste de police de Plaine-Verte ont été sollicités jeudi vers 22 h 50 pour une intervention au domicile des Abdoolakhan, devant lequel se sont rassemblés des habitants de Vallée-des-Prêtres. Les policiers ont tenté en vain de disperser la foule renforcée dans les instants suivants par une vingtaine d’autres personnes.
À l’intérieur de la maison, les proches de la dénommée Abdoolakhan ainsi que la famille de son nouveau compagnon s’étaient réunis pour célébrer l’anniversaire de l’un des leurs. Des sources officieuses avancent que les relations entre la femme et son nouveau compagnon seraient à l’origine de l’incident avec effusion de sang jeudi soir.
Pour des raisons encore à être éclaircies, en attendant les conclusions de l’enquête policière, l’ancien époux de la principale concernée s’est présenté à la maison familiale à Cité Martial. Très vite la situation a dégénéré avec la foule hostile lançant des pierres en direction de la maison et prenant à partie les occupants. Au cours des échanges, un véhicule de la police a été endommagé ainsi qu’un 4×4 stationné aux abords du domicile des Abdoolakhan.
Au terme de ces violents assauts, pas moins de dix blessés ont été recensés, dont quatre membres de la famille Abdoolakhan. Au cours de l’intervention policière, l’inspecteur Deehoo affecté à la Division Support Unit (DSU) de Port-Louis Nord a été pris à partie par les assaillants et admis à l’hôpital Jeetoo. Un journaliste a aussi été agressé et a subi des actes d’intimidation dans l’exercice de ses fonctions. Il s’en est toutefois sorti avec des blessures superficielles.
Selon les chiffres officiels des Casernes centrales, quatre autres individus ont été admis à l’Hôpital du Nord, dont un habitant de Vallée-Pitôt âgé de 37 ans, qui est en Intensive Care Unit où son état est jugé sérieux. Durant cette nuit sous haute tension à Cité Martial, la police régulière de Plaine-Verte a sollicité en renfort la Special Support Unit, la Divisional Support Unit, l’Emergency Response Service, la Dog unit et les éléments du poste d’Ambercrombie.
Avec la foule hostile, les unités d’intervention auront pris au total pas moins de trois heures avant que la situation ne soit complètement sous contrôle. Les responsables de la police sur le terrain ont préféré ne pas prendre de risque et ont maintenu un fort dispositif policier jusqu’aux petites heures du matin hier à Cité Martial. Avec les menaces de représailles de part et d’autre, des patrouilles policières ont sillonné les routes de la région en permanence hier. L’enquête du poste de Plaine-Verte suit son cours.