Rs 175 millions. Tel est le montant qu’a accordé la Grande Péninsule à Maurice pour la construction du nouveau campus du Civil Service College Mauritius à Réduit. Une MoU a été signée entre Maurice et l’Inde en ce sens. L’annonce a été faite par le ministre du Service civil et des Réformes administratives, Eddy Boissézon, lors du lancement du programme Certificate of Achievement in Service and Performance Excellence, à Port-Louis, le mardi 24 octobre.
Le ministre Boissézon a expliqué que la construction de ce nouveau campus avait été annoncée dans le discours du Budget et qu’il est temps de la mettre en oeuvre. Toutefois, il dit ignorer la date du début des travaux. «  Nous nous penchons actuellement sur les besoins des formations, puis nous travaillerons sur le « design » du bâtiment. Néanmoins, je pourrai vous dire que le bâtiment comptera trois éléments – académique, administratif et hébergement – permettant d’ouvrir la formation à des pays avoisinants également », indique Eddy Boissézon.
Le ministre soutient qu’une équipe indienne était à Maurice pour voir comment fonctionne le collège. Parallèlement, elle a cherché à connaître la mission et la stratégie de la Fonction publique. « Elle était là pour une semaine et a rencontré plusieurs parties prenantes. D’ici novembre, nous espérons obtenir un plan stratégique. Nous avons obtenu une allocation initiale de Rs 175 millions de l’Inde pour la construction du campus mais il se peut que le projet coûte plus. Dès que nous obtenons le « design », nous saurons combien il va coûter », avance le ministre. Et d’ajouter que la pose de la première pierre se fera en 2018 et que le ministère du Service civil espère compléter le projet en deux ans. À noter que le nouveau campus du Civil Service College se trouvera à proximité de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) sur un terrain d’environ six arpents.
Au sujet des plans stratégiques pour la transformation du secteur public, le ministre souligne les grandes lignes. « Nous allons renforcer le Cabinet secrétariat afin qu’il nous apporte son aide dans la transformation du service civil. Il y aura également un « High-powered committee », présidé par le chef de la Fonction publique, c’est-à-dire le Cabinet secretary et il répondra directement au Premier ministre ». Puis, on comptera une équipe de chaque ministère pour s’occuper de la transformation », soutient Eddy Boissézon.