Djibouti avait pris la responsabilité d’organiser les 9e Jeux de la Commission de la Jeunesse et des Sports de l’océan Indien (CJSOI) en janvier 2014. En raison des attaques terroristes, la CJSOI avait pris la décision d’organiser des jeux décentralisés en décembre de la même année. Djibouti a, une fois encore, fait part de son désir d’organiser les jeux, soit les 11es de 2018. À ce jour malheureusement, ce pays n’est toujours pas venu avec de solides arguments, comme en témoigne d’ailleurs son absence à la réunion des experts, tenue les 5 et 6 mai dernier à Moroni aux Comores. Toutefois, le Secrétaire d’État à la Jeunesse et aux Sports de Djibouti, Hassan Mohamed Kamil, a, dans une lettre en date du 11 mai, soit jeudi dernier, et adressée au président de la CJSOI, assuré que son pays honorera pleinement son engagement pour les jeux de 2018.
Le manque de sérieux du Djibouti va finir par lui faire perdre l’organisation des 11es jeux. Alors que ses dirigeants sportifs devaient présenter un état d’avancement des préparatifs, Djibouti s’est tout simplement fait excuser à la dernière minute pour la réunion des Comores. Le communiqué de la CJSOI a fait état d’un « empêchement de dernière minute » évoqué par Djibouti. Devant cette situation et surtout les « absences répétées de Djibouti aux actions et réunions de la CJSOI », il a été indiqué que ce pays devra venir avec de solides arguments lors de la réunion ministérielle annuelle, le 26 septembre prochain aux Seychelles. Il devra ainsi présenter une liste comprenant les disciplines, les sites de compétition et les lieux d’hébergement.
Réunion ou Seychelles en roue de secours
En cas de désistement, l’organisation pourrait se tourner vers La Réunion. Mais là également des questions subsistent, surtout par rapport à la position adoptée par la France sur le dossier Mayotte, où elle insiste pour que les athlètes de cette île défilent sous la bannière française aux Jeux des îles de l’océan Indien. Et par conséquent, aux Jeux de la CJSOI. Le CROS de La Réunion a, elle, déjà mis le feu aux poudres en brandissant la menace d’une non-participation aux prochains JIOI qu’organisera Maurice en 2019. Dans la configuration que La Réunion n’organise pas les Jeux de la CJSOI de 2018, l’organisation pourrait alors revenir aux Seychelles. Il convient de souligner que La Réunion devait organiser les jeux de 2004, mais n’avait pu le faire en raison de l’éternel problème Mayotte. Il y eut alors des jeux décentralisés.
D’autre part, la réunion des experts des Comores avait réuni des dirigeants de Madagascar, de Maurice, de Mayotte, de La Reunion, des Seychelles et des Comores. Ces derniers ont validé les activités pour 2017 et ont aussi finalisé la programmation de 2018. Pour cette année, huit actions sont au programme et prendront fin avec la tenue annuelle de la journée de la Jeunesse de l’océan Indien, qui sera célébrée simultanément dans tous les pays membres. Le thème choisi est : « Accompagner les jeunes d’aujourd’hui pour en faire les décideurs de demain ».
Un nouvel hymne en 2021
Soulignons que l’activité musique figurant dans la partie jeunesse aux jeux de 2018 sera consacrée à la composition d’un nouvel hymne pour les jeux. Un concours sera organisé et l’hymne retenu sera utilisé à partir des 12e Jeux de la CJSOI, programmés pour 2021. Les 13e jeux seront ensuite tenus en 2025, soit à un intervalle de quatre ans et organisés aussi entre deux Jeux des îles. Après les jeux de l’an prochain, soit en octobre ou novembre, il y aura une transition de trois ans et non de deux ans, comme cela a été le cas depuis sa création.