Les 9es Jeux de la Commission de la Jeunesse et des Sports de l’océan Indien (CJSOI) se dérouleront du 17 au 24 janvier prochain dans la capitale de Djibouti, également appelée Djibouti. A deux mois des Jeux toutefois, les choses se compliquent avec la récente menace d’attaques terroristes sur ce pays. La France a d’ailleurs déjà averti ses départements de l’océan Indien que sont l’île de La Réunion et Mayotte quant aux risques existants.
Les récentes informations diffusées dans les médias étrangers ne sont guère rassurantes. Sur sa page officielle, France Diplomatie évoque, le 30 octobre dernier, des risques d’attaques terroristes sur ce pays. On peut d’ailleurs lire sur ce site que: « A la suite des attentats terroristes perpétrés depuis la fin du mois de septembre 2013 au Kenya (Westgate Nairobi) et en Somalie (Beledweyne) et d’une tentative avortée à Addis Abeba, les forces de sécurité djiboutiennes ont élévé, fin octobre, leur niveau de vigilance. »
Le secrétaire-général de la CJSOI, à savoir le Mauricien Ram Lollchand, a confirmé ces informations. « J’ai lu dans la presse internationale que les terroristes impliqués dans l’attentat de Nairobi avaient ciblé Djibouti. Ces développements nous concernent directement dans la mesure où les 9es Jeux de la CJSOI s’y dérouleront au mois de janvier », a-t-il déclaré. Ram Lollchand a du reste ajouté que des pays comme La Réunion et Mayotte suivent la situation de très près et ce, à travers le gouvernement français.
Pour Ram Lollchand, ce développement intervient à un moment où pratiquement tous les pays participant aux 9es Jeux ont déjà soumis leurs plans de vols et par conséquent, pris des engagements auprès de leur compagnie d’aviation nationale. « C’est une situation à laquelle on ne s’attendait vraiment pas. Nous suivons la situation de très près et avec beaucoup d’attentions surtout. Car avant toute chose, il est impératif que tous les participants aux Jeux puissent évoluer dans un environnement sécurisant », a-t-il fait ressortir.
Selon le secrétaire-général de la CJSOI, c’est sur conseil du comité organisateur que le Conseil des ministres de la CJSOI prendra la décision d’annuler les Jeux ou pas. « Il n’empêche que le Conseil des ministres a le pouvoir d’annuler les Jeux s’il considère que les participants ne sont pas en sécurité. A ce stade, je peux dire qu’un doute s’est installé dans la tête des gens avec ces menaces d’attaques terroristes. La Réunion et Mayotte ont déjà exprimé leurs avis sur la situation. Nous allons donc attendre et voir comment évolue la situation », a fait remarquer Ram Lollchand.
Par ailleurs, il nous revient que le responsable du comité organisateur djiboutien a récemment informé le secrétariat de la CJSOI de ces menaces d’attentats. Selon nos informations, les autorités djiboutiennes prennent ces menaces très au sérieux et auraient même exprimer de forts doutes quant à pouvoir organiser ces Jeux en janvier. Nous apprenons que Maurice pourrait ainsi prendre en main l’organisation de ces 9es Jeux. Pour ce faire, le budget identifié pour le déplacement du Club Maurice à Djibouti, au coût de Rs 7.5, sera injecté dans l’organisation.
Si ce plan B n’aboutit pas, Maurice organisera alors des compétitions en athlétisme et en tennis de table, alors que d’autres pays prendront en charge le tournoi de handball et de football masculin. Contacté, le ministre de la Jeunesse et des Sports mauricien et également président de la CJSOI, Devanand Ritoo, a confirmé l’existence des menaces d’attaques terroristes sur Djibouti. « J’ai essayé d’entrer en contact avec les ministres de la CJSOI lors de la semaine écoulée, afin de dégager une stratégie. Malheureusement, tous n’étaient pas disponibles. J’espère qu’on trouvera très vite une solution. Djibouti a un sérieux problème et notre objectif est de tout faire pour ne pas mettre en péril ces 9es Jeux », a-t-il indiqué.