Le stage sur la « Gestion et Maintenance des Infrastructures » organisé par la CJSOI (Commission de la Jeunesse et des Sports de l’océan Indien) aux Seychelles, il y a deux semaines, a été très enrichissant a déclaré Ram Lollchand, secrétaire-général de la CJSOI.  Les participants ont pu profiter de l’expertise des experts de la CONFEJES (Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie) et selon lui, ces derniers ont pu bénéficier des précieux conseils qui leur permettront maintenant de mieux gérer et de maintenir les infrastructures de leurs pays respectifs.
C’est au stade Linité que s’est déroulé ce stage en présence des représentants de tous les pays membres (Seychelles, Maurice, La Réunion, Madagascar, Comores, Djibouti et Mayotte). Un stage de formation qui s’est déroulé dans un cadre idéal, a souligné Ram Lollchand, d’autant que pratiquement toutes les infrastructures sportives seychelloises sont concentrées au complexe sportif de Roche Caïman. « Le stage s’est bien passé et a répondu aux objectifs fixés. Chaque participant a obtenu un guide de formation qui a été conçu par les experts de la CONFEJES qui ont animé ce stage », a fait remarquer Ram Lollchand.
Ce stage était animé par le Sénégalais Saliou Sow, le Français Aniss Hicham et le Belge Georges Lesuisse. Ces deux derniers sont du reste ceux qui ont conçu le guide sur la « Gestion et Maintenance des Infrastructures ». Selon Ram Lollchand, « Aniss Hicham et Georges Lesuisse sont des spécialistes dans le domaine. Ils s’y connaissent très bien et ont même donné des informations sur des sites internet sur lesquels les participants pourront trouver des conseils pratiques », a-t-il indiqué. Ram Lollchand a ajouté que ceux présents ont beaucoup appris à l’issue de ces cinq jours de stage. Il dira même avoir été surpris par les conseils prodigués aux participants.
C’est ainsi qu’il a appris, sur le thème lié à la pelouse d’un stade, que deux types de gazon sont nécessaires et non un uniquement. « Tous ceux présents ont agréablement été surpris par cet aspect, alors que nous pensions tous que la pelouse devait être constituée d’un seul type de gazon. Les experts ont expliqué qu’il était nécessaire que deux types de gazon soient placés sur une pelouse et ce, pour des raisons bien techniques. Cela donne d’abord de la couleur à la pelouse et aussi, cela y ajoute de la résistance. J’ajouterai qu’il y a eu beaucoup de questions à ce sujet. Ce qui nous a aussi surpris, c’est qu’il est important d’arroser une pelouse synthétique, car cela lui donne, à titre d’exemple, plus de fraîcheur », a expliqué le secrétaire-général de la CJSOI.
Lors de ce stage, les participants ont eu l’occasion de travailler au Palais des Sports où se tiennent les compétitions en basket-ball. Cette infrastructure a la particularité d’avoir un toît transparent, mais aussi de ne pas être totalement fermée. En effet, une ouverture entre la structure de béton et le toît en tôle fait le tour du gymnase, laissant ainsi l’air circuler facilement. « Le toit transparent permet d’économiser l’énergie. Cela évite de se servir de l’électricité pendant la journée, contrairement au gymnase de badminton à Rose-Hill », a fait ressortir Ram Lollchand.
Qui plus est, les ouvertures autour du gymnase permettent une aération constante. Cela fait donc qu’il n’y a pas lieu de placer des extracteurs où encore des climatiseurs. « Dans le même temps, les ouvertures font qu’on ne se retrouve pas avec les mêmes problèmes d’acoustiques (échos) que ceux du gymnase Pandit Sahadeo (Vacoas) par exemple. »
Les participants ont également eu l’occasion de travailler à la piscine de Roche Caïman. « On leur a encouragé l’utilisation de l’ozone dans l’entretien de la piscine pour diminuer la consommation des produits chimiques. Ce qu’on retient de ce stage, c’est que les experts ont beaucoup mis l’accent sur la protection de l’environnement », a avancé Ram Lolclhand. La question de la planification dans l’utilisation des infrastructures à long terme a aussi été abordée. Soulignons également que les experts de la CONFEJES ont expliqué aux participants qu’ils seront à leurs dispositions en cas de besoin et ont, de ce fait, communiqué leurs courriels respectifs.
A noter que deux Mauriciens étaient présents à ce stage de formation, nommément Yash Khedoo, responsable de la section infrastructure au ministère de la Jeunesse et des Sports, et Vinod Seebaluck, qui est lui responsable du stade Harry Latour, à Mahébourg.