Week-End publiait la semaine dernière le tirage au sort des sports collectifs (basket-ball masculin et football féminin) qui sont au programme des 8es Jeux de la CJSOI (Commission de la Jeunesse et des Sports de l’océan Indien), prévus du 9 au 16 juillet prochain, à Grande Comores et Anjouan. L’occasion pour nous de tâter le pouls auprès des deux entraîneurs nationaux de ces équipes des moins de 17 ans. En basket-ball, l’entraîneur David Grenade affiche la confiance , en dépit du fait d’avoir hérité d’un tirage au sort difficile, alors que chez les filles, l’entraîneur Martine Kelly se veut réaliste et estime que ses protégées seront en quête d’expérience pour cette toute première sortie à l’étranger.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les basketteurs mauriciens n’ont pas été gâtés, étant tiré dans la poule B en compagnie de deux grosses pointures du basket-ball régional, à savoir l’île de La Réunion et Madagascar. Pour David Grenade, il n’y a pas lieu de s’alarmer, puisqu’il avait déjà mis ses joueurs devant une telle éventualité. « Comme je l’ai toujours dit, peu importe le tirage, il va falloir jouer pour gagner et moi je sais que mes joueurs sont psychologiquement préparés pour aller au combat. Ils sont motivés et déterminés et n’ont qu’une idée en tête,celle de faire honneur au pays en terminant sur le podium », a-t-il déclaré. Il n’empêche qu’il est conscient que la tâche des siens ne sera guère facile. « C’est sûr que La Réunion et Madagascar sont des gros morceaux. Mais comme je le dis toujours, en sport tout est possible et le match se joue sur le terrain. »
Pour l’entraîneur national donc, il n’est guère question de baisser les bras et de partir battu d’avance. « Dans notre tête, on sait que nous avons la capacité et le potentiel de viser une place sur le podium. Il faut y croire et ce, même si on sait que les places pour les demi-finales seront très chères », a-t-il ajouté. Malgré un tirage difficile, David Grenade pense que le fait de voir évoluer ses deux adversaires le 10 juillet et de jouer ensuite face au perdant le lendemain, lui sera utile. « A partir de là, on saura à quoi s’attendre. » Il espère aussi que son équipe pourra bénéficier d’un camp d’entraînement d’une semaine dans un pays de la région à la fin du mois, afin de permettre à ses joueurs de bien conclure leur préparation et de se mettre dans une ambiance de compétition.
La préparation, rappelons-le, a démarré depuis deux ans et les joueurs se connaissent mieux maintenant. « Je tiens à remercier les équipes de première et de deuxième divisions qui nous ont récemment permis de disputer des matches de préparation à l’image de Vacoas/Phoenix, de Vickings, de Spoutnik, de F 18 Flacq et de Hoop que nous rencontrerons ce mardi. L’objectif est de jouer un maximum de matches avant de nous embarquer pour cette aventure », a souligné l’entraîneur national. Ce dernier s’est dit toutefois triste que cette sélection soit livrée à elle-même dans la mesure où la Fédération mauricienne de Basket-Ball a été dissoute depuis quelque temps déjà. « L’ancien président Didier Moutou, qui était très dévoué, avait permis à nos deux sélections de réaliser de bonnes performances aux Jeux des Iles aux Seychelles, grâce aux stages de haut niveau effectués à l’étranger et à Maurice. C’est sûr que ce manque de préparation de haut niveau nous fera défaut. Il n’empêche que malgré des conditions difficiles, nous ferons de notre mieux pour sortir la tête haute de ce tournoi », a indiqué David Grenade.
Du côté de la sélection nationale féminine de football, la donne est complètement différente. Comme l’affirme l’entraîneur Martine Kelly, ces jeunes filles n’évoluent pas dans un championnat et la plupart viennent des institutions secondaires. « Il n’y a pas d’école de football pour les filles et vu que ce tournoi est réservé aux moins de 17 ans, nous avons dû effectuer une détection au niveau des collèges pour dresser une présélection. Nous avons pu quand même obtenir une dérogation pour permettre à quelques-unes des filles d’évoluer au sein des équipes de deuxième division », a-t-elle fait remarquer. C’est la raison pour laquelle elle estime que cette première sortie pour ces jeunes à un tournoi à l’étranger s’annonce difficile dans ce groupe en compagnie des Comores et Madagascar. « Contrairement à ces deux pays, nos joueuses n’ont pas d’expérience. « 
Après la détection de fin 2011, ce n’est qu’à la fin du mois de février que le travail a été entamé à la raison de trois séances d’entraînement par semaine au stade St François Xavier (Port-Louis) et à Trianon. Il convient de souligner que la préparation sur le terrain synthétique du stade St François Xavier aidera certainement, dans la mesure où les Mauriciennes évolueront sur un terrain semblable aux Comores. « Les joueuses sont très motivées par rapport à cette première participation. Il y règne une très bonne ambiance au sein du groupe et les joueuses sont solidaires. Nous avons même effectué une détection à Rodrigues et je peux dire que les Rodriguaises sont des joueuses très valables. J’ajouterai que nous avons progressé au cours de ces trois derniers mois. Nous ne pouvons cependant pas faire de miracle. Si nous réalisons une bonne performance, ce sera déjà quelque chose de bien pour les joueuses et pour l’avenir », a-t-elle indiqué.