La Commission de la Jeunesse et des Sports de l’océan Indien (CJSOI) organise depuis hier au Stade de l’Unité à Mahé un stage sur la gestion et la maintenance des infrastructures sportives auquel participent Mauriciens, Malgaches, Comoriens et Seychellois.
Cet exercice s’est avéré nécessaire après que les îles de l’océan Indien auront connu un gros développement dans leurs infrastructures sportives, d’où la maintenance de ces complexes sportifs et salles couvertes qui permettent aux athlètes de disposer de bonnes conditions de travail et de préparation.
Les trois experts sur place, le Belge Georges Lesuisse, le Français Aniss Hicham et le Sénégalais Saliou Sow, tous issus de la CONFEJES (Conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la Francophonie), ont travaillé sur l’élaboration d’un guide sur la Gestion et la maintenance des infrastructures sportives.
Le contenu du stage, d’une durée d’une semaine, est largement basé sur le guide de la CONFEJES et les thèmes abordés sont : la gestion des ressources financières, la politique de financement, la recherche de cofinancement, les technologies de l’information et de la communication, la gestion des ressources humaines, le recrutement, les outils de management, la gestion des conflits, la prise de décision, le leadership, la sécurité des biens et des personnes et la gestion des ressources matérielles et des équipements.
« L’existence tangible de gymnases équipés et polyvalents, de piscines olympiques, de terrains de jeux en plein air ou semi-couverts, de pistes d’athlétisme ou de centre nautique constitue un signe évident du développement et de la diversité de nos installations sportives. Cette nouvelle réalité a aussi engendré une augmentation de l’effectif des instruments ou organes dirigeants tels que les fédérations et associations sportives », a rappelé Alain Volcère, directeur exécutif du Conseil national des Sports à Mahé.
La gestion et l’entretien des sites sportifs aux Seychelles sont confiés à une agence privée à Mahé depuis deux ans. « Les résultats sont probants », souligne Alain Volcère, qui a remercié la CJSOI et la CONFEJES pour leur soutien technique et financier à la tenue de ce stage.
François Yao Alla, directeur des programmes EPS/Sports de la CONFEJES, a de son côté rappelé que la construction de ces infrastructures est tellement onéreuse que les États et collectivités hésitent à s’y investir.
« Bien souvent, c’est à la faveur d’un événement prestigieux que certaines infrastructures sportives sont réalisées. Alors, très vite, elles sont soit surexploitées ou pas du tout utilisées parce qu’elles ne correspondent pas aux besoins de pratiques sportives des populations riveraines », a renchéri M. Alla.
La production et la diffusion du guide sur la Gestion et la maintenance des infrastructures sportives s’appuie sur plusieurs années d’expérience des organisations comme l’Association des établissements sportifs (AES) de la communauté française de Belgique et de l’Association nationale des dirigeants et intervenants des installations et des services des sports (ANDIISS) de France.
À signaler que les gouvernements français et belge ont accompagné le secrétariat général de la CONFEJES tout au long de la production du guide de formation, support didactique de la présente session. La session à Mahé est la deuxième après une opération pilote en 2011 à Rabat, Maroc.
Le secrétaire général de la CJSOI, le Mauricien Ram Lollchand, a quant à lui remercié la CONFEJES et son secrétaire général Youssouf Fall pour le soutien financier accordé à la CJSOI dans l’organisation de 4 des 12 actions régionales de cet organisme.
« Depuis la signature d’un accord entre la CJSOI et la CONFEJES il y a quinze ans, la CONFEJES a financé 20% des actions régionales de la CJSOI. »