J-7 avant la 10e édition de la Commission de la Jeunesse et des Sports de l’Océan indien (CJSOI) qui se déroulera du 30 juillet au 5 août prochain à Madagascar. Le Club Maurice s’était rassemblé mercredi dernier à la Revenela Attitude, à Balaclava, où Jordan Christophe a été présenté comme le porte-drapeau de la sélection mauricienne alors qu’Ivan Flora et la Rodriguaise Claudia Bernard porteront le brassard de capitaine.
La mission symbolique de porter le quadricolore mauricien lors des défilés a été attribuée à Jordan Christophe. L’athlète de 17 ans qui représentera Maurice au 100 m, 200 m, relais medley et saut en longueur, se dit fière de son rôle. Mais il est surtout conscient qu’il devra montrer l’exemple à ses camarades. « Je ne m’y attendais pas. Mais je dois dire que je suis extrêmement fière et motivé à donner le meilleur de moi-même pour ramener au moins trois médailles d’or », a-t-il déclaré.
Malgré son jeune âge, Jordan Christophe a quand même une carrière très riche. Il détient d’ailleurs quelques bons chronos aux épreuves du sprint. « Mes meilleurs temps sont 10.90 au 100 m et 22.01 au 200 m. Quant au saut en longueur, ma meilleure performance se situe à 6m98. Je me sens prêt à relever le défi premièrement en tant que porte-drapeau et aussi en tant qu’athlète. C’est un honneur pour moi de défendre ma patrie », nous fait-il part.
Tout comme lui, le judoka Ivan Flora, capitaine des garçons, se dit fière de sa participation aux 10es jeux de la CJSOI. Le champion de Maurice U17 chez les -55 kgs prend très au sérieux sa responsabilité au sein de l’équipe. « Face à nos futurs adversaires, il nous faut rester solidaires, nous soutenir les uns les autres comme une famille. L’esprit d’équipe sera la clé du succès », avance-t-il.
La porte-parole des filles se nomme Claudia Bernard. La Rodriguaise, qui avait décroché le titre de meilleure athlète féminin en mai dernier, lors des championnats nationaux d’athlétisme Pepsi Cola, n’était malheureusement pas présente lors du rassemblement à Balaclava.
Le rêve olympique
Par ailleurs, la soirée a également été marquée par le discours du ministre de la Jeunesse et des Sports, Yogida Sawmynaden, adressé plus particulièrement aux jeunes qui défendront Maurice dans les cinq disciplines qui sont au programme des jeux, à savoir l’athlétisme, le tennis de table, le judo, le football (féminin) et le handball. Cherchant à encourager la délégation mauricienne, il a souligné que ce rendez-vous en terre malgache se veut être un tremplin pour les jeunes mauriciens en vue Jeux des Îles de l’Océan Indien (JIOI), dont la prochaine édition se tiendra à Maurice en 2019.
« Les jeunes sont au coeur de notre vision et de nos projets, car ils représentent l’île Maurice de demain. Nous dépensons beaucoup pour mieux vous encadrer, le ministère met à leur disposition toutes les facilités en vue de les encourager à atteindre le meilleur résultat possible. Ce n’est qu’ainsi que nous arriverons à côtoyer l’élite mondiale. Mon rêve serait de voir certains d’entre vous connaître la même progression afin d’être nos représentants lors des Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 », a-t-on pu entendre.
Pour arriver à de tels exploits, le ministère de la Jeunesse et des Sports compte, selon le ministre, investir un maximum dans la progression des sportifs. « L’an dernier pour la préparation des athlètes en vue des JIOI, plus de Rs 60 millions avaient été injectées. Nous avions aussi recruté des DTN en vue de peaufiner la préparation de nos athlètes. Tout cela nous avait permis d’établir une performance record. La même recette avait été appliquée pour les Jeux d’Afrique au Congo, avec un investissement de Rs 15 millions. Bilan, pas moins de sept médailles d’or, avec une 7ème place sur 54 pays. Une nette progression par rapport à l’édition 2011 à Maputo, (Mozambique) ou Maurice avait décroché 4 médailles d’or et s’était classée 13e », a-t-il fait ressortir.
De son côté, Giandev Moteea, président du Club Maurice, a également adressé quelques mots au parterre d’invités : « Ce rassemblement se voulait être unifiant et motivant non seulement pour les participants, mais aussi pour les dirigeants. C’était aussi l’occasion pour la délégation mauricienne de se connaître, de développer le sens de la camaraderie pour ainsi mieux défendre Maurice sur le sol malgache. »