POËMA ZÉPHIR

À l’issue de la belle promenade à Harper Wonderland, je peux enfin me remettre de mes émotions après cette soirée mémorable. Tout d’abord, un énorme MERCI à toutes ces personnes qui ont contribué à ce rêve auquel nombreux Mauriciens voulaient participer. Je ne sais pas si chaque individu présent le samedi 6 juin 2019 au Trianon Convention Centre a réalisé l’énormité de la chance qu’il avait d’assister à la prestation du légendaire Ben Harper. Nous étions plusieurs à savourer chaque petite miette de ce show magique en soi.

Néanmoins, (wi Morisien kontan plingne mem), ce qui m’a chiffonnée et qui m’est resté dans la gorge, ce sont les fantômes qui occupaient ces nombreux sièges vides dans la salle. En tant que fan de l’artiste et citoyenne pas très riche, j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour obtenir le billet le moins cher. Mais je comprends parfaitement que beaucoup de fans de Ben Harper ont préféré opter pour le paiement mensuel de leur assurance vie ou de leurs factures au lieu du concert. C’est injuste oui. C’est sans doute pour cela qu’on a eu droit à une ambiance bon enfant lorsque le chanteur a entonné ses titres incontournables tels que Diamond on the inside ou Amen Omen. L’aspect acoustique de l’événement ne justifiant pas cette attitude selon moi. Car un vrai fan allait quand même apprécier ce One Man Show même si les Innocents Criminals ne l’ont pas accompagné. Si certains ont trouvé que j’exprimais d’une manière trop forte ma joie, je ne m’excuse pas car on n’était pas à un concert d’Enrico Macias.

Pour conclure, je partage la tristesse de ceux qui n’ont pas eu l’opportunité d’être présents samedi dernier et je me range aux côtés des privilégiés qui ont été submergés d’euphorie quand M. Harper a failli « mettre en pièce » le magnifique piano mis sur scène. Merci Ben. Ah et merci pour la petite leçon d’applaudissements très rigolote car, sans toi, on se croirait sur le plateau de Patrick Sébastien. Dans l’espoir d’assister à un autre événement de la même envergure avant de mourir sur notre belle île, sur ce if you don’t like my words, then don’t stay around, cause I’m gonna keep on writing it down…