Alors que tous efforts sont concentrés sur la nécessité d’augmenter l’accès à l’éducation tertiaire, Vasant Bunwaree soutient que Maurice fait partie des pays qui rencontrent un problème de main-d’oeuvre qualifiée et ce malgré le nombre de diplômés recensés dans l’île. Cette situation, selon le ministre de l’Éducation, tient du fait que « le système veut produire plus de diplômés que de professions qui requièrent un diplôme ». Il encourage ainsi l’investissement dans le secteur TVET afin de former la main-d’oeuvre. C’était lors du Mauritius International Knowledge Investment Forum qui a pris fin hier. 
Le Talent Shortage Report du Manpower Group, a soutenu Vasant Bunwaree, révèle qu’un employeur sur trois rencontre des difficultés à combler certains postes à cause du manque de personnes ayant les compétences requises et ce, même si l’on compte un grand nombre de diplômés. Pour le ministre de l’Éducation, cette situation s’explique par le fait que dans plusieurs pays, y compris Maurice, le nombre de diplômés dépasse celui des professions qui requérant un diplôme.
« All the literature on higher education demonstrates clearly the strong emphasis on increasing access to tertiary and post secondary education », dit le ministre de l’Éducation. Si Maurice veut avoir une knowledge economy, avance-t-il, elle devra investir dans la formation de main d’oeuvre qualifiée.
Vasant Bunwaree souligne aussi l’importance du Technical and Vocational Education and Training (TVET) dans cette démarche. « TVET which catered for local learners only in the past has now been extended to foreign nationals who are benefiting from the country’s competitive edge in the sector of growing importance », a déclaré le ministre tout en rappelant le rôle du Mauritius Institute of Training and Development dans la formation technique. Il a par ailleurs fait état des nombreux projets en cours en vue de développer le secteur TVET. Parmi la création d’un Regional Training of Trainers Centre.
Le ministre a également lancé un appel au Board of Investment (BOI) et le secteur privé pour apporter leur contribution en ce sens.
Pour Vasant Bunwaree, la notion de lifetime career est aujourd’hui dépassée car « nous vivons actuellement dans un contexte où il faut constamment apprendre et se former ». « Une personne est ainsi appelée à réorienter son travail durant sa carrière. »
Soulignons que la deuxième édition du Mauritius International Knowledge Investment Forum (MIKIF) qui a pris fin hier a permis aux participants de plusieurs pays de faire part de leurs idées afin de développer l’éducation tertiaire. Cette initiative du BOI a présenté Maurice comme une destination où l’on peut investir dans l’éducation. L’année dernière, plusieurs partenariats, notamment avec l’école Vatel et la YK Business School, ont pu être conclus grâce à cette rencontre.