A l’approche des Jeux Olympiques et des Jeux de la Commission Jeunesse et Sports de l’Océan Indien (CJSOI), le Club Maurice Company est sur la brèche. La course pour obtenir les fonds nécessaires pour assurer à la fois une partie de la préparation des athlètes sélectionnés pour ces deux manifestations sportives majeures du calendrier 2012 ainsi que les frais des équipements des deux Club Maurice. Giandev Moteea et son équipe du Club Maurice Company (CMC)sont actuellement sur la brèche afin de trouver les fonds pour assurer les Rs 2.4 millions nécessaires pour ces deux Jeux. Presque une année depuis son entrée en opération, la situation est certes plus fluide «puisque les compagnies savent désormais à qui elles ont affaire», souligne Giandev Moteea. Cependant, ce dernier ne cache pas que les «circonstances sont des fois difficiles.»
Rs 1.4 million pour les Jeux Olylmpiques de Londres et Rs 1.2 million pour les Jeux de la CJSOI, c’est les deux budgets que doit trouver le Club Maurice Company. Cette dernière se remet en selle 8 mois après les 8e Jeux des Iles aux Seychelles pour aider le ministère de la Jeunesse et des Sports à trouver des fonds privés pour financer (a) la préparation finale des athlètes, (b) le team building et rassemblement des athlètes et (c) l’achat des équipements techniques et autres.  «Mis à part les frais des billets d’avion dont le financement est assuré par l’Etat pour la CJSOI, ce sont en fait les trois gros items, qui bouffent le budget dans la participation du Club Maurice dans des jeux majeurs», nous explique d’emblée le président du CMC.
Pour les Jeux Olympiques, par exemple, le CMC, à travers le ministère de la Jeunesse et des Sports, financera à hauteur de Rs 900 000 la préparation de la dizaine d’athlètes qui seront qualifiés et invités pour Londres. Alors que pour habiller le Club Maurice quelque Rs 400 000 seront à trouver,  pour le rassemblement de l’équipe de Maurice pour Londres prévu pour le 7 juillet, le lieu  n’a pas encore été décidé. Tandis que les jeunes de la CJSOI seront regroupés le 23 juin à Casela. «Pour la CJSOI, c’est surtout le budget des équipements techniques et généraux qui est assez gros, vu que la délégation est plus importante que les Jeux Olympiques de Londres», souligne notre interlocuteur.
Somme approximative
Ce dernier n’a pas manqué de souligner que même si les compagnies privées sont très «disposées à aider le CMC à travers leurs fonds CSR», la collecte de ces fonds n’est pas une sinécure. ««Nous sommes sur la bonne voie, mais les circonstances sont des fois difficiles. Les compagnies restent très attachées à un sentiment de confiance et de sérénité dans leur choix pour accorder leur confiance à un sport. Avec les quelques querelles qui sont de notions publiques, notre tâche s’avère compliquée. S’il est vrai de dire que c’est pas vraiment de notre ressort au Club Maurice Company, mais reste que je dirais que la fin des querelles nous aidera certainement dans notre tâche», avance Giandev Moteea. D’autant plus, souligne ce dernier, que la tâche du CMC vis à vis du CSR Committee n’est jamais facile. «Il faut à chaque fois expliquer notre but et notre démarche. Notre volonté pour aider les fédérations sur le long terme à travers notre project Road 2015 est certes lancée, mais les choses ne sont pas totalement acquises au CSR Committee. Nous n’arrêtons pas de travailler, d’expliquer et surtout de sustain nos arguments en faveur des fédérations», dira Giandev Moteea.
L’administration du CMC a du reste remis à la quinzaine de fédérations, qui seront probablement en lice pour les 9es JIOI, un document à être rempli pour définir les projets sportifs jusqu’à 2015. «Cet exercice nous permettra dans un premier temps d’avoir une indication sur la somme approximative que nous aurons à trouver sur les trois années à venir», conclut Giandev Moteea.