Environs 29 heures après le violent incendie ayant ravagé l’entrepôt de la Compagnie Mauricienne de Textile Ltée (CMT) à Verdun, les hommes du Divisional Fire Officer Dorsamy Ayacootee ont finalement mis fin à leurs opérations vers 22 h 30 hier. Prochaine étape : déterminer l’origine de cet incendie, qui a occasionné pour des dizaines de millions de roupies de dégâts, selon les premières estimations.
De la soirée de mardi à hier soir, la tâche des pompiers se sera révélée périlleuse dans l’entrepôt de matières premières de la CMT. Le sinistre ayant pris de l’ampleur, du fait probablement de la présence de produits inflammables dans l’enceinte du bâtiment, les opérations auront nécessité l’intervention des pompiers des casernes de Quatre-Bornes, Port-Louis, Flacq, Curepipe et Coromandel. En outre, 18 habitants ont dû évacuer le quartier, certains ayant même été transportés à l’hôpital Jeetoo.
Les enquêteurs de la police et des responsables des sapeurs-pompiers devront désormais faire la lumière sur l’origine du sinistre. Dans les milieux concernés, on indique qu’aucune piste (criminelle ou accidentelle) ne sera écartée. Tandis que les pompiers se concentreront sur la manière dont le feu s’est déclaré et répandu aussi rapidement, les policiers, eux, exploreront les indices pouvant éventuellement déboucher sur la piste d’un acte criminel. Cette étape ne devrait toutefois intervenir qu’une fois que le département Health and Safety aura conclu à une “risk assessment evaluation” de l’entrepôt, autrement dit lorsque les techniciens auront donné leur feu vert, le bâtiment représentant encore un potentiel danger. A noter que les dégâts n’ont pas encore été évalués, mais ceux ayant travaillé jour et nuit depuis l’éclatement de l’incendie affirment que les pertes pourraient s’évaluer à plusieurs dizaines de milliers de roupies.