Dans une correspondance en date du 28 août adressée au General Manager de la Corporation nationale de transport (CNT) avec copie au bureau du Premier ministre, au ministre des Infrastructures publiques et à la presse, l’Association des consommateurs de l’île Maurice (ACIM) et d’autres organisations demandent officiellement et de manière urgente le retrait des autobus Tata et Ashok Leyland de 2007 de la CNT.
L’ACIM est soutenue dans sa démarche par la Federation of Progressive Union (FPU), la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU), la Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP), le Regroupement des travailleurs sociaux (RTS) et le Centre de documentation, de recherches et de formation indianocéanique (CEDREFI). Cette demande fait suite à la publication du rapport technique sur les 80 bus Tata de 2007 du General Manager de la CNT, Robin Soonarane. À noter que Le Mauricien en parle longuement dans son édition du mercredi 10 juillet 2013.
Ces instances se disent profondément concernées par les conclusions du rapport portant sur l’achat des 80 bus Tata en 2007. « The technical part of your report, Sir, blames the role of NTC staff, even the Central Tender Board, the Indian Companies – both Tata and Ashok Leyland, for the gross shortcomings of the prototype buses, the change specification, the dubious role played by certain staff in changes brought during specification », écrit le collectif dans sa lettre.
À la lumière de ce qui figure dans le rapport, ils estiment qu’il est clair que ces autobus ne doivent pas se trouver sur les routes. D’ailleurs, font-ils ressortir, à un moment donné, « the report mentions that NTC had intended to ground all the buses from Tata ».
Dans cette correspondance, ils demandent l’investissement massif de la CNT pour le renouvellement de toute sa flotte d’autobus. Une démarche justifiée puisqu’il y a un manque de transparence « in the submission of auditedc accounts to parliament and annual report with a plan of action for the coming three years ». Ils insistent que la conclusion du rapport sous l’intitulé The way forward ne répond pas à ces questions.
Par conséquent, dans l’intérêt des consommateurs, ils demandent le retrait immédiat de ces autobus « who has already been identified as a public danger » ; l’institution d’une commission d’enquête sur le processus d’acquisition de ces véhicules ; et des « criminal charges » à l’encontre de tous ceux reconnus coupables.
Ce collectif attend une réponse urgente des principaux concernés.